Aurore Bergé : «On ne débat pas de l'antisémitisme, on le combat»
19 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 19 juil. 2026
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Déjà, l'antisémitisme, c'est pas de la liberté d'expression. On est bien d'accord. L'antisémitisme, c'est un délit. Le racisme, de la même manière. Donc, il faut pas confondre les choses.
On peut avoir des débats extrêmement vifs et on continuera à avoir des débats extrêmement vifs. Par contre, on ne débat pas de l'antisémitisme, on le combat. Et je crois que ça, il faut qu'on s'accorde dessus. Il y a des pays qui ont fait d'autres choix. Aux États-Unis, moi je pourrais venir sur un plateau de télévision en expliquant que la Shoah n'a pas existé.
En France, on ne peut pas faire ça, et tant mieux. Et bien sûr. Et même en ne le faisant pas, vous voyez aujourd'hui à quel point l'histoire, encore une fois, est contestée, la vérité des faits est contestée, la difficulté à faire transmettre cette histoire-là. Donc, moi je veux en aucun cas attenter à une quelconque liberté d'expression. Au contraire, je souhaite la défendre, je souhaite défendre le pluralisme, le pluralisme des idées, le pluralisme médiatique.
Par contre, je souhaite qu'on réaffirme des principes clairs. Et on le fait dans un cadre juridique. Moi j'avais dit que je me conformerais à l'avis du Conseil d'État. Et je m'y suis conformée en tout point. Et donc le Conseil d'État, il nous a fait réécrire aussi cette disposition sur l'inéligibilité.
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