Le collectif Cancer Colère dénonce le “pinkwashing” durant Octobre Rose
16 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 16 oct. 2026
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00:00 - 00:36
Intervenant 1
Des rubans roses, de la nourriture rose, des stylos roses, des cosmétiques roses. Le collectif Cancer Colère dénonce le pinkwashing durant Octobre Rose et les entreprises qui s'achètent une conscience. Tous les ans depuis le lancement de la campagne aux États-Unis en 1985, le mois d'octobre est celui de la campagne d'Octobre Rose pour sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et récolter des fonds pour la recherche. Mais il est aussi devenu le nouveau terrain d'expression des marques qui multiplient les produits roses et les opérations commerciales. Une récupération dénoncée par le collectif Cancer Colère qui accuse les entreprises de pinkwashing, autrement dit d'utiliser la lutte contre le cancer du sein pour améliorer leur image.
00:36 - 00:49
Intervenant 2
Parce qu'on en a marre de ces nœuds roses, parce qu'on en a marre qu'on nous propose des massages à la place de rendez-vous psy, parce qu'on en a marre de voir des vitrines se parer de rose tandis que le nombre de maladies augmente, tandis que la moyenne d'âge diminue.
00:49 - 01:53
Intervenant 1
Une mobilisation commerciale qui masque surtout l'origine des cancers selon ses membres. Selon le collectif fondé en 2025 au moment de la contestation de la loi Duplan visant à réintroduire partiellement certains néonicotinoïdes dans l'agriculture, les causes du cancer du sein sont complètement occultées d'Octobre Rose, notamment l'exposition aux pesticides et à certains produits phytosanitaires utilisés dans l'agriculture. Octobre Rose, l'imposture des pollueurs et des pouvoirs publics pour ne jamais s'attaquer aux causes environnementales de nos cancers. Le collectif dénonce aussi une faille du dépistage. En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à passer une mammographie tous les deux ans, mais en 2024 seulement 44 % d'entre elles ont participé au programme de dépistage organisé contre 52,3 % en 2011.
En cause, des inégalités sociales et territoriales. 10 % des femmes de 50 à 74 ans résident à plus de 25 minutes d'un site de dépistage organisé selon un rapport de la Cour des comptes. Le collectif qui s'appuie sur des chiffres de l'Institut National du Cancer affirme que 12 700 femmes meurent du cancer du sein chaque année en France.
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