#Direct 🔴 Éducation : un ministère mal géré ? 2026-10-13 16:18

13 octobre 2026

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Public Sénat

00:00 - 01:09
Intervenant 1
L'idée c'est de bien préciser que ce n'est pas une dépense l'éducation, c'est un investissement, c'est le plus sérieux des investissements d'avenir.  Ensuite, d'où venons-nous ?  Nous avons investi historiquement beaucoup sur le lycée et nous dépensons plus que nos voisins, mais nous investissons beaucoup moins que nos voisins sur la petite enfance et sur l'enfance et même jusqu'au collège. 

Et la réalité c'est que malgré les efforts de ces dernières années, on parle des dédoublements, je vais bien entendu ne pas contester que c'est une avancée majeure, nous avons baissé un peu le nombre d'enfants par classe dans le primaire, mais nous sommes encore à deux ou trois élèves de plus que nos voisins.  Donc il faut qu'on poursuive cet investissement-là.  Il y avait encore jusqu'à récemment trente élèves en maternelle par classe, quel travail peut-on véritablement mener sur les apprentissages premiers, sur l'acquisition du vocabulaire, de la langue, sur le raisonnement, sur les compétences psychosociales à trente ?  Donc il faut poursuivre cet investissement dans le premier degré et nous avons donc l'occasion avec la démographie de maintenir voire de poursuivre cet effort qui est tout à fait essentiel. 
01:09 - 01:31
Intervenant 2
On n'est pas là pour faire le bilan de l'action de Jean-Michel Blanquer au ministère de l'Éducation nationale, mais il a quand même été en poste pendant cinq ans et vous étiez pendant une partie de cette période son directeur de cabinet.  À quel moment il n'a plus été suivi ou il n'a plus eu les moyens ou il y a eu une rupture dans la logique qui était celle du début, effectivement le doublement des profs dans les classes primaires en REP par exemple ? 
01:32 - 01:52
Intervenant 1
Non, mais l'école c'est du temps long.  Il faut poursuivre les investissements.  Et puis il n'y a pas que la question des moyens, il y a aussi la formation des professeurs.  Nous n'avons pas suffisamment, et je pense qu'il y a un consensus maintenant et il faut le saluer, nous n'avons pas investi suffisamment sur le traitement des enseignants.  Nous sommes à 20 % de moins que les autres pays de l'OCDE. 

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