Burn-out: "Je suis pour le broyeur-payeur", propose François Ruffin, candidat à la présidentielle
2 novembre 2026
Sommaire mis à jour le 2 nov. 2026
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Intervenant 3
On est dans un pays où chaque année, il y a 100 000 personnes qui sont broyées physiquement ou psychiquement par le travail. Ça veut dire qu'à la place de participer à la richesse du pays, de produire du PIB, de construire des maisons, enfin, eh ben, à la place, ils se retrouvent condamnés, malgré eux, à être à leur maison parce qu'on les a broyés physiquement ou psychiquement. 100 000 personnes par an ! C'est l'équivalent de la disparition de toute l'industrie automobile chaque année. Et ça, c'est de la poussière d'humains qu'on met sous le tapis, et il n'y a pas de Le gouvernement ne réunit pas les entreprises en disant : « Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait pour résoudre ce problème-là ? »
Ça a plus que doublé en dix ans. Donc à la place de
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Intervenant 1
Vous ne trouvez pas que les entreprises contribuent assez ? Elles ne sont pas patriotes, de votre point de vue, d'ailleurs, ceux qui sont à la tête des entreprises ? Parce que c'est une forme de patriotisme que vous demandez.
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Intervenant 3
Mais d'abord, j'opère un grand distinguo, vous savez, dans les entreprises selon leur taille, que ce soient les grandes firmes ou que ce soient les PME qui sont attachées à leur territoire. Je vois une grande différence. Et sur le rapport aux salariés et au fait qu'on a ce problème, par exemple, du burn-out, le burn-out, c'est toujours pas considéré comme une maladie professionnelle. Ça veut dire qu'aujourd'hui, il peut y avoir des entreprises, je vais citer Lidl, qui peuvent produire du burn-out en série et qui n'auront pas un euro à payer, et que c'est la Sécurité sociale qui va payer, c'est l'État qui va payer, c'est les Français qui vont payer. Et
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