Défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre - En direct

25 mars 2026

Conseil économique social et environnemental CESE

04:10 - 08:31
Intervenant 2
Bien nous nous retrouvons pour une deuxième journée consécutive de travaux puisque nous siégerons ce matin et cet après-midi pour l'examen de deux projets de résolution.  Il s'agit ce matin du projet de résolution intitulé face aux menaces du mouvement anti-genre le choix de la lucidité et de l'action s'impose, projet de résolution qui va nous être présenté par Agathe Hamel, rapporteure au nom de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité qu'elle préside.  Je veux saluer la présence parmi nous des présidentes des directions droits des femmes et à l'égalité de l'Assemblée nationale, du Sénat, de Monsieur le député Gouffier Valente, de Madame O, récemment encore ambassadrice en charge notamment des diplomaties féministes.  Je crois que Madame Lafourcade, la secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme va nous va nous rejoindre.  Madame Couillard, la présidente du Haut Conseil à l'égalité. 

Merci à toutes et tous de votre présence.  Antoine Gatet interviendra aussi interviendra également.  Depuis plusieurs années, nous le nous le savons, des mouvements organisés s'emploient avec des moyens importants à remettre en cause les droits des femmes et des minorités au nom d'une vision inégalitaire et hiérarchisée de la société.  Ce ne sont pas des mobilisations éparses ni des postures marginales.  Ce sont des stratégies délibérées, massivement financées, plus d'un milliard de dollars en cinq ans sur le sol européen, coordonnées à l'échelle transnationale et qui pénètrent désormais les institutions démocratiques elles-mêmes. 

La France n'est pas épargnée.  Deuxième pays d'Europe pour les financements anti-genre, elle voit se déployer sur son territoire des campagnes de désinformation, des offensives contre l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, des tentatives de délégitimation de la recherche et des intimidations croissantes à l'encontre des associations féministes.  Il ne s'agit pas ici naturellement d'opposer des visions du monde.  Il s'agit de défendre un socle de principes que nous partageons : l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect des libertés fondamentales, l'indépendance de la justice, la légitimité des savoirs.  Ce sont là les fondements mêmes de notre État de droit et ils ne sont pas négociables. 

Le présent projet de résolution s'inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience institutionnelle.  Le Haut Conseil à l'Égalité a placé la menace masculiniste au cœur de son baromètre 2024 sur le sexisme.  L'Assemblée nationale vient de publier un rapport sur le renforcement de la diplomatie féministe, le Sénat y travaille également.  Notre assemblée, au titre de sa mission de représentation de la société civile organisée, se devait de prendre sa part dans ce débat.  Le texte que nous allons examiner a été élaboré au sein de la délégation dans un esprit de dialogue et d'écoute respectueux de la sensibilité de chaque groupe. 

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