"Tous les baromètres sont au rouge, sur le plan économique, social et sociétal" (Dorian Dreuil)

1 novembre 2026

franceinfo

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Intervenant 1
On va avancer et parler bien sûr des revendications et de la suite de ce mouvement surtout avec de nombreuses questions.  Hier, 320 000 manifestants étaient donc présents un peu partout en France selon les autorités, 500 000 selon les organisations lycéennes présentes sur place, les organisations syndicales également.  On le sent, Dorian Dreuil, on le sent ce mouvement, la mobilisation, elle est un peu en baisse par rapport à la semaine dernière, mais il y a il y a encore énormément de manifestants qui sont présents samedi après samedi en France. 
00:31 - 02:32
Intervenant 2
Oui, toujours et d'autres appels à d'autres formes de manifestations comme la grève jeudi prochain, d'autres appels à mobilisation les samedis, la reprise peut-être des blocus dans les lycées ou autre.  En réalité, oui, il y a il y a d'un samedi à l'autre, on va pouvoir mesurer un peu les jauges et de du nombre de présents ou pas.  Ce qui est pas tellement, je trouve, intéressant d'avoir cette approche trop comptable de est-ce qu'il y en avait 20 000 de plus ou est-ce qu'il y en aura 100 000 de moins dans les jours qui viennent ?  Il y en a toujours beaucoup.  Ce qui a d'intéressant, c'est la dynamique que ça offre de samedi en samedi et ce que ça dit du moment et ce que ça dit aussi de l'état dans laquelle notre société aujourd'hui est et où ce que ça dit, c'est que tous les thermomètres et les baromètres sont au rouge en réalité, que ça soit sur le plan économique, social, si ce n'est sociétal à certains endroits, et que ces journées-là rappellent finalement, alors certains l'appellent convergence des luttes ou autre, ce que ça rappelle surtout, c'est qu'il y a une multiplication, une empilation des crises ou du sentiment de crise dans la vie des gens et que ça permet aussi d'inscrire, et c'est toute la beauté je pense de ces moments-là aussi, ça permet d'inscrire à l'agenda politique des revendications, des incertitudes, des peurs, des colères, des espoirs aussi, tout comme l'avait fait le mouvement des comme ça l'avait commencé avec le mouvement des lycéens qui était pas qu'une question je pense de uniquement de Parcoursup ou d'agenda qui sont importantes dans les revendications et qu'il faut traiter évidemment, mais qui sont bien plus larges en réalité, qui témoignent d'une forme de presque crise existentielle d'une société qui ne sait pas comment appréhender le monde qui vient et comment appréhender la société qui qui qui qui qui vient demain et qui lui est proposée. 

Et donc c'est bien que c'est très large et dans un contexte où voilà la traduction politique est de plus en plus compliquée, mais au-delà du nombre de participants et de savoir comment compte la pref et comment comptent les organisations, ça va plutôt traduire, je pense, un besoin d'une grande partie de notre société d'être entendue, écoutée et de porter des revendications dans le débat politique qui s'ouvre aujourd'hui. 
02:32 - 02:52
Intervenant 1
Riyad Ranine, la suite de ce mouvement, elle va se voir dès demain matin, très certainement.  Comment ça va se passer très concrètement ?  Il y a des appels au blocage notamment des lycées, des universités pour mardi et jeudi, certaines organisations qui appellent à bloquer dès demain matin.  Qu'est-ce que vous demandez, vous, aujourd'hui, en ce dimanche après-midi, veille de rentrée scolaire, on le rappelle ? 

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