Jean-Christophe Gallien : «On est face à une société de rupture»
23 octobre 2026
Sommaire mis à jour le 23 oct. 2026
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Intervenant 1
Éric avait raison, on peut même remonter plus loin que les neuf dernières années. Je pense qu'on a un abandon et une volonté de même gouverner par la par la confrontation, par la tension, si vous voulez. C'est plus facile de gouverner dans ces conditions-là. On pense que d'ailleurs on va circonscrire et on va contrôler cette capacité-là. On met on met la pression sur les uns sur les autres, on oppose des gens, on joue effectivement de différences de traitement.
Et il faut qu'il y ait des émeutes et il faut que de temps en temps il y ait ces violences-là. Et on accepte ça et on l'organise et on le consent parce que la semaine dernière, je suis désolé, je veux dire on ne peut pas ignorer ce qui va se passer. Comme aujourd'hui on peut ne pas ignorer qu'au-delà du cortège, parce que c'est une fable le cortège, vous vous rendez compte que la blague qu'on nous donne c'est qu'on va circonscrire les opérations sur ce sur ce trajet-là qu'on connaît. La semaine dernière il y a eu 100 150 points de rupture qui se sont faits partout parce que l'organisation de l'ultra-gauche avait commencé dès le matin, elle n'a pas attendu la manifestation, donc elle est décorrélée de cette affaire-là. Pourquoi ?
Parce qu'effectivement maintenant la différence c'est qu'on a un objet d'agitation politique mais de captation politique de ce de ce qui est en train de se passer. Et je suis assez d'accord pour avoir parcouru un peu ce week-end les rues de cette ville, j'ai entendu et j'ai vu des gens qui n'avaient rien à voir avec ni les gens de l'ultra-gauche ni les délinquants venus de je ne sais pas où, banlieue ou d'ailleurs, qui viennent organiser, piller et se se remêler parce que cette vague-là est impossible à contrôler. Il y avait des gens tout à fait politiquement différents, des gens de gauche, des fonctionnaires, des gens qui avaient 40, 50, 60 ans, des gens qui avaient 30 ans et qui reprenaient les messages des manifestants durs, c'est-à-dire la France insoumise en particulier mais aussi ceux qui étaient en train de faire le coup de poing avec les policiers : à bas l'État, à bas la police, la révolution. Et vous l'avez. Donc cette musique est entrée dans les cerveaux mais elle n'a pas fait que passer, elle s'est installée, elle s'est installée chez les jeunes effectivement primo-délinquants qui sont des gens tout à fait normaux qu'on croise dans la rue, mais leurs parents aussi.
Il ne faut pas croire simplement qu'on est face à une société qui est une société de rupture, cette société a grossi et la performance de la France insoumise c'est d'avoir fait diffuser ce message-là. Alors aujourd'hui la question se pose effectivement au bloc central et à tous les autres parce qu'on va loin jusqu'aux Républicains et jusqu'au Parti socialiste.
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