Ingérences étrangères : menace sur la présidentielle ? | Chaque voix compte - 11/06/26
LCP - Assemblée nationale 11 juin 2026À propos
À LA UNE / Ingérences étrangères : menace sur la présidentielle ? Le Premier ministre, Sébastien Lecornu a réuni, jeudi 11 juin à Matignon, les représentants des forces politiques et parlementaires pour une réunion consacrée aux ingérences étrangères, ces actions visant à influencer ou déstabiliser un État. L'objectif est « d'informer de la menace et faire le bilan des modes opératoires informationnels », ainsi que de « pointer les risques en vue des prochaines élections et les mesures à mettre en oeuvre ». Alors qu'aux dernières élections municipales, trois candidats de « La France Insoumise » avait été ciblés par une campagne de désinformation, le parti presse le gouvernement de prévenir les risques d'ingérences. À l'issue des échanges, Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d'un référé électoral et le durcissement des sanctions. Un projet de loi sur le sujet est annoncé à l'automne. Comment protéger la démocratie contre les ingérences étrangères ? Invités : - Aurélie Luttrin, avocate spécialisée en droit public des affaires, - Martin Untersinger, journaliste au Monde, - Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines. Chroniques : « Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello. LA QUESTION QUI FÂCHE / Crimes sexuels sur mineurs : faut-il les rendre imprescriptibles ? Dans le sillage de l'affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres d'ajouter « plusieurs mesures » à un projet de loi sur la protection des enfants qui sera examiné au Parlement en juillet. Parmi elles, la « modification des règles de prescription » : la durée durant laquelle une plainte peut être déposée par une victime. À l'heure actuelle, une victime de viol survenu dans l'enfance peut porter plainte jusqu'à 48 ans, le délai de prescription étant de 30 ans à compter de sa majorité. Or, seuls les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles en France. Le sujet ne fait pas l'unanimité. Pascal Vigneron, directeur général de l'association « Colosse aux pieds d'argile » argumente : « les victimes nous disent que la date butoir les a contraints à s'exprimer pour que l'auteur ne reste pas sans condamnation ». Clémentine Autain, députée écologiste, elle-même victime de viol, s'opposaient aussi à « une imprescriptibilité qui pourrait bouleverser l'ensemble du droit ». Faut-il supprimer la prescription pour les crimes sur mineurs ? Invités : - Arnaud Bonnet, député écologiste de Seine-et-Marne, - Maître Mathias Darmon, avocat de l'association « Innocence en danger », - Maître Dylan Slama, avocat pénaliste. « Bourbon express » par Marco Paumier. Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP - Assemblée nationale : https://bit.ly/2XGSAH5 Suivez-nous sur les réseaux ! X : https://x.com/lcp Facebook : https://fr-fr.facebook.com/LCP Threads : https://www.threads.net/@lcp_an Instagram : https://www.instagram.com/lcp_an/ TikTok : https://www.tiktok.com/@LCP_an Newsletter : https://lcp.fr/newsletter Retrouvez nous sur notre site : https://www.lcp.fr/ #LCP #assembleenationale #Politique #Chaquevoix
Intervenants
Natalia Pouzyreff Député
Arnaud Bonnet Député
Sébastien Lecornu Membre du gouvernement
Yaël Braun-Pivet Député
Aurore Bergé Membre du gouvernement
François Piquemal Député
Marina Ferrari Membre du gouvernement
Julien Odoul Député
Jean-Victor Castor Député
Sébastien Martin Membre du gouvernement