Commission des finances : M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur

27 mai 2026

Finances (commission) Assemblée nationale

12:40 - 12:56
Intervenant 1
Bien, Monsieur le Ministre, mes chers collègues, on poursuit cet après-midi le printemps de l'évaluation 2026 en recevant Monsieur Laurent Nuñez, Ministre de l'Intérieur, pour évoquer l'exécution budgétaire de la mission Sécurités.  Monsieur le Ministre, vous avez la parole. 
13:00 - 17:30
Intervenant 2
Merci beaucoup, Monsieur le Président.  Donc c'est un plaisir pour moi d'être, Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, c'est un plaisir pour moi d'être devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale pour rendre compte de la façon dont la gestion 2025 s'est déroulée au Ministère de l'Intérieur.  Donc je vais essayer de restituer le plus fidèlement possible les événements que j'ai, les événements alors que j'ai été nommé Ministre de l'Intérieur le 12 octobre 2025.  Si je devais qualifier la gestion 2025 du Ministère de l'Intérieur, je dirais qu'elle a été placée sous le signe de la responsabilité financière dans un contexte de baisse du déficit public et de l'engagement opérationnel.  Bien que la loi de finances pour 2025 se soit inscrite, se soit inscrite pleinement dans la trajectoire définie par la loi d'orientation et de programmation du Ministère de l'Intérieur avec une augmentation de 820 millions d'euros par rapport à la loi de finances pour 2024, l'exécution des crédits en gestion a conduit le Ministère à participer aux efforts de maîtrise du déficit public. 

Cet effort financier s'est élevé au total à 720 millions d'euros et s'est structuré en deux temps.  D'abord, le Ministère de l'Intérieur a fait l'objet d'une annulation de crédits à hauteur de 187 millions d'euros en autorisations d'engagement et 180 millions d'euros en CP, en crédits de paiement, dans le cadre du décret du 25 avril 2025, dont 77 millions d'euros en AE et 52 millions d'euros en CP pour la mission Sécurités qui nous occupe donc aujourd'hui.  Ensuite, dans le cadre de l'élaboration du schéma de fin de gestion, le Ministère de l'Intérieur n'a pas sollicité d'ouverture de crédits et a pris sous plafond les dépenses non programmées initialement d'un montant de 540 millions d'euros.  Le financement des dépenses engagées dans le cadre de la gestion de la crise suite au passage du cyclone Shido d'une part, donc à Mayotte, 192 millions d'euros, mais également de Garance à la Réunion, 3,4 millions d'euros. 

Par ailleurs, la sécurisation en Nouvelle-Calédonie à hauteur de 184,3 millions d'euros, l'hébergement des bénéficiaires de la protection temporaire ukrainien à hauteur de 63 millions d'euros, le surcoût lié à la saison feux de très haute intensité qui a été connue lors de l'été dernier, 42 millions d'euros, le paiement de la condamnation de l'État en raison des dommages subis au cours des émeutes de 2024 à l'issue des premiers jugements du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, afin et ce afin de limiter la constitution d'intérêts moratoires à hauteur de 31,2 millions d'euros, et enfin les économies non réalisées liées aux amendements Casbarian abandonnés in fine lors de la négociation du projet de loi de finances pour 2025, donc à hauteur de 23 millions d'euros.  Donc cette prise sous plafond a notamment été permise grâce au décalage de dépenses liées à la période des services votés, et puis à une relocation importante des crédits entre les missions budgétaires du ministère de l'Intérieur, en particulier un renforcement financier de la mission Sécurités à partir du programme 216, conduite et pilotage des politiques de l'Intérieur de la mission Administration territoriale générale de l'État, en raison notamment du décalage de paiement des factures de certains programmes immobiliers, en particulier du site unique de la DGSI.  Une opération de fongibilité asymétrique de 30 millions d'euros.  Enfin, enfin grâce à un pilotage très fin notamment de la fin de gestion permettant un taux de consommation finale de 99,76 % pour un délai global de paiement de 12,4 jours.  Cette gestion extrêmement responsable a permis au ministère de l'Intérieur de poursuivre les investissements structurants qui sont les qui et notamment et notamment donc le lancement de la réhabilitation de la caserne de Babylone, le renouvellement et le renforcement du programme de vidéoprotection de la préfecture de police de Paris, le PVPP, la finalisation de la restructuration du commissariat de Béziers, de la construction des commissariats et hôtels de police d'Amiens, de Valenciennes ou encore d'Angers, la conduite du projet Univers-Seine, les acquisitions immobilières pour le quatrième régiment d'instruction et d'intervention de sécurité civile, la création d'hébergements caserne à la caserne du glacis du fort de Vence, la poursuite du développement de l'outil de traitement de données hétérogènes, OTDH, ou encore l'acquisition de moyens mobiles au profit de la police nationale à hauteur de 3 462 véhicules et de la gendarmerie nationale à hauteur de 4 554 véhicules. 

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