Augmentation de la pauvreté : Mme Sophie Thibault, présidente de la 5ème chambre de la Cour des comptes, M. Arnaud Oseredczuk, président de section
21 juillet 2026
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Sommaire mis à jour le 21 juil. 2026
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Conséquences de l'augmentation de la pauvreté (CE) Assemblée nationale
33:58 - 36:35
Intervenant 1
Mes chers collègues. D'abord je m'excuse pour le retard mais vous savez pourquoi à cause de la QAG. Et donc je vous souhaite à tous la bienvenue pour cette nouvelle audition qui va nous permettre d'entendre Monsieur Arnaud Oseredczuk, c'est bien ça ? Ça se prononce comme ça hein. Merci.
Conseiller maître à la Cour des comptes, président de la deuxième section au sein de la cinquième chambre. Vous deviez être accompagné par Madame Sophie Thibault, présidente de cette chambre mais on nous a fait savoir hier que pour des raisons de santé elle ne pouvait pas être parmi nous cet après-midi et nous lui souhaitons bien évidemment un prompt rétablissement. Nous souhaitions vous entendre Monsieur le conseiller maître car au mois de septembre 2023 la Cour a rendu un rapport très important pour notre commission d'enquête portant sur le pilotage par l'État de la politique de lutte contre la pauvreté. On sait que la politique de lutte contre la pauvreté regroupe un ensemble de mesures qui visent d'abord à réduire la pauvreté monétaire et à privilégier le retour à l'emploi pour sortir de la pauvreté. À ce titre votre rapport relève que plusieurs acteurs sont engagés dans cette politique transverse : État, collectivités territoriales, organismes sociaux etc etc.
Mais il dresse surtout un panorama sans concession du rôle de l'État dans le pilotage de cette politique. Sans reprendre votre rapport dans sa totalité vous regrettez notamment que l'État ne se soit jamais doté d'un instrument retraçant l'ensemble de son action de lutte contre la pauvreté. Toute vision d'ensemble faisant ainsi défaut et entraînant une moindre efficacité des moyens mis en œuvre. Quant à la délégation interministérielle de la lutte contre la pauvreté, je vous rappelle que nous avons auditionné la déléguée Madame Anne Rubinstein la semaine dernière.
Votre rapport estime qu'elle pourrait sans grande difficulté réintégrer le ministère des Solidarités ou la direction générale de la cohésion sociale, son autonomie posant plusieurs questions que vous pourriez peut-être nous rappeler. Avant de vous entendre et de vous permettre d'échanger avec Monsieur le rapporteur, je souhaiterais et mes collègues, je souhaiterais vous poser trois questions. En premier lieu, votre rapport n'aborde pas spécifiquement la conduite de la lutte contre la pauvreté des personnes âgées qui présentent pourtant des spécificités au travers de prestations versées de manière spécifique. Je pense à l'ASPA et à l'APA. Au travers des situations spécifiques, je pense aux travailleurs pauvres âgés de 55 à 60 ans qui ont de sérieuses difficultés à retrouver un emploi si jamais ils viennent à perdre celui qu'ils avaient.
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