Délégation aux droits des femmes : Coût des violences sexistes et sexuelles et accompagnement des victimes

29 septembre 2026

Droits des femmes (délégation) Assemblée nationale

09:09 - 09:13
Intervenant 1
Bonjour à toutes et à tous. 
09:26 - 11:34
Intervenant 2
Mes chers collègues, ravie de vous retrouver.  Nous sommes aujourd'hui réunis pour examiner le projet de rapport de nos deux collègues, Madame Sandrine Josso et Madame Élise Leboucher, portant sur le coût des violences sexistes et sexuelles et l'accompagnement des victimes.  Donc tout d'abord, je voudrais vraiment vous remercier très chaleureusement, mes chers rapporteurs, pour le travail considérable que vous avez accompli au cours de ces six derniers mois.  Plus de 125 personnes entendues, un très grand nombre d'auditions des associations, des professionnels, des services de l'État, des déplacements à Poitiers notamment, dont vous nous direz un mot, et surtout un rapport extrêmement riche qui a le mérite de regarder les violences sexistes et sexuelles sous un angle encore trop peu exploré, celui de leur coût. 

Non pas seulement leur coût budgétaire, mais leur coût humain, sanitaire, social, professionnel et économique.  Et ce coût est immense, nous le savons tous ici.  Le premier mérite de ce rapport est peut-être précisément de nous montrer tout ce que nous ne savons pas encore mesurer.  Nous savons que l'État a consacré environ 184 millions d'euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en 2023, quand les associations estiment les besoins à plusieurs milliards d'euros. 

Mais nous connaissons beaucoup moins bien tout ce que les violences coûtent ensuite à notre système de santé, à la justice, à la protection sociale, aux entreprises et surtout aux victimes elles-mêmes.  Car ce sont elles qui supportent une partie du coût des soins, notamment psychologiques, des frais de justice, mais aussi des conséquences beaucoup moins visibles : les arrêts de travail, les pertes de revenus, les carrières interrompues, les déménagements, la précarisation, l'isolement, les conséquences sur la vie familiale et parfois sur toute une trajectoire de vie.  C'est à mon sens l'un des enseignements les plus importants de ce rapport : ne pas financer suffisamment la prévention et l'accompagnement ne fait pas disparaître le coût des violences.  Cela ne fait que le déplacer vers les victimes, vers les familles, vers les associations et finalement vers l'ensemble de la société. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.