Commission des finances et Commission des affaires étrangères : Moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation stratégique ; Heures d’enseignement perdues dans l’éducation nationale

29 septembre 2026

Affaires étrangères (commission) Assemblée nationale

07:12 - 08:06
Intervenant 1
Monsieur le président de la commission des affaires étrangères.  Mes chers collègues, nous sommes réunis aujourd'hui conjointement avec la commission des affaires étrangères, ce dont je me réjouis, afin d'examiner le rapport de la mission d'information commune sur les moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation stratégique, présenté par Monsieur Karim Ben Cheikh et Madame Sophie Mette. 

C'est la deuxième fois que nous avons la chance de nous réunir avec la commission des affaires étrangères au sujet de ce rapport puisque nous avions tenu l'an dernier mi-octobre une réunion conjointe au cours de laquelle nos rapporteurs nous avaient livré un point d'étape sur leurs travaux.  C'est maintenant la copie définitive qu'ils nous présentent et je suis heureux qu'elle nous apporte des éléments de réflexion avant que ne débute la discussion budgétaire.  En espérant que les rangs soient un peu plus fournis, je passe sans plus attendre la parole au président Bruno Fuchs pour son propos liminaire avant que nous entendions les rapporteurs.  Cher Bruno, c'est à toi. 
08:06 - 09:18
Intervenant 3
Merci Monsieur le Président.  Je remercie la commission des finances de nous accueillir.  Un certain nombre de commissaires aux affaires étrangères présents cet après-midi et on est impatients d'entendre les conclusions de nos deux rapporteurs, Madame Sophie Mette et Monsieur Karim Ben Cheikh sur les moyens consacrés au volet diplomatique de notre réorientation stratégique.  On ne parle pas d'un sujet théorique, d'un concept, mais on parle du choix qui va conditionner la présence et l'impact de la France dans le monde dans les prochaines années.  Soit nous voulons une France qui compte dans le monde, soit nous acceptons qu'elle s'efface. 

On ne peut pas proclamer une ambition stratégique très forte et ne pas s'en donner les moyens.  Peut-être quelques éléments sur les moyens donnés à cette diplomatie.  Depuis 96, le budget du ministère des affaires étrangères n'a jamais vraiment dépassé 1 % de celui de l'État.  Donc 1 % pour tenir notre rang et défendre nos ressortissants, négocier, convaincre, c'est pas une proportion exorbitante.  Entre 2007 et 2017, au nom de la maîtrise des dépenses, les crédits de la mission action extérieure de l'État ont reculé en euros constants. 

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