Commission des affaires étrangères : M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur la situation internationale et le PLF pour 2027
6 octobre 2026
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Sommaire mis à jour le 6 oct. 2026
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Affaires étrangères (commission) Assemblée nationale
26:04 - 28:19
Intervenant 1
Voilà, la séance est ouverte. Mes chers collègues, bonjour. Monsieur le ministre, bonjour. Merci de commencer cette session parlementaire par une audition devant la commission des affaires étrangères avec deux grandes thématiques. Bien évidemment, toute l'actualité internationale.
Je sais que les questions sont nombreuses sur ce sujet-là. Mais également la question du projet de loi de finances qui va, dont les débats vont commencer dans les prochains jours. Et donc je voulais vous dire que cette audition commence dans une situation d'une très grande gravité. Une gravité s'agissant de la question nationale avec la question sociale également, la question de la dette qui va peser sur le cours des choses. Sur le plan international également avec un nombre de crises qui ne cesse pas de continuer de s'amplifier.
Il n'y a pas de résolution pour l'instant sur un très grand nombre de crises dans le monde entier et qui ont un impact sur le niveau de vie de nos collaborateurs, de nos concitoyens. La question également de la gouvernance mondiale. On voit que la vision multilatérale que la France défend depuis des décennies est en plein démembrement. Comment la France va-t-elle renforcer ce grand principe de gouvernance mondiale à laquelle elle croit et comment va-t-elle le faire dans un contexte budgétaire extrêmement critique ?
Et je vous le dis avec beaucoup de franchise, je pense qu'il y a dans le projet de loi de finances un risque très très important lié d'abord bien sûr à la capacité de la France à développer ses actions extérieures, à la voix de la France, à la capacité de son leadership au plan mondial, mais également au plan de la souveraineté de notre modèle. Je vais y revenir. D'abord, je vous remercie bien sûr d'être là. Je veux souligner qu'aujourd'hui se tient au même instant la conférence nationale humanitaire que vous avez ouverte ce matin et à laquelle vous avez participé. C'est une coïncidence en tout cas que les besoins humanitaires n'aient jamais été aussi élevés au moment où nous examinons les moyens que la France entend y consacrer.
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