Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques : Rapport d'évaluation des conditions de travail des étudiants en médecine
13 octobre 2026
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Sommaire mis à jour le 13 oct. 2026
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Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques Début réel Assemblée nationale
04:54 - 05:34
Intervenant 1
Bonjour à toutes et à tous, mes chers collègues. Je vous prie d'excuser la présidente Yaël Braun-Pivet qui ne peut être présente parmi nous ce matin et m'a demandé de la remplacer.
Lors de sa réunion du 6 novembre 2025, le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques a inscrit à son programme de travail de 2026, à l'initiative du groupe Ensemble pour la République, une évaluation des conditions de travail des étudiants en médecine et a désigné comme rapporteurs Madame Liliana Tanguy et Monsieur Louis Boyard, respectivement pour le groupe Ensemble pour la République et la France insoumise. Sans plus tarder, je vous passe la parole, Madame et Monsieur les rapporteurs.
05:38 - 07:00
Intervenant 2
Merci, Monsieur le Président. Chers collègues, les témoignages de la souffrance des étudiants en médecine sont innombrables. Il y a maintenant près de 15 ans que l'attention des pouvoirs publics a été attirée par les syndicats dont les enquêtes ont documenté les conditions d'études et de stage et les conséquences qu'elles avaient pour eux, pour leur santé et la sécurité des patients.
Malgré les réactions des pouvoirs publics qui ont très vite engagé une concertation et pris de nombreuses mesures, la situation reste difficile pour les quelque 30 000 externes et 43 000 internes que compte aujourd'hui notre pays. Des horaires de travail en moyenne près de 60 heures par semaine et même beaucoup plus dans certaines spécialités, bien au-delà du maximum légal de 48 heures, et cela pour des salaires de facto parfois inférieurs au SMIC horaire. Des conditions de travail inacceptables dans beaucoup d'hôpitaux où des cas de maltraitance, de violences sexistes et sexuelles restent fréquents, où les risques psychosociaux sont permanents et qui ont un impact important sur les étudiants, notamment leur santé mentale puisqu'on estime qu'un interne se suicide tous les 18 jours en moyenne.
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