2ème séance : Projet de loi de finances pour 2027 (première partie) (suite)
14 octobre 2026
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Sommaire mis à jour le 15 oct. 2026
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Séance publique Assemblée nationale
Rejeté
M. Bilongo · Article 55
13:08 - 13:49
Intervenant 3
Bonsoir chers collègues, la séance est ouverte. L'ordre du jour appelle la suite de la discussion du projet de loi de finances pour 2027. Cet après-midi, l'Assemblée a commencé l'examen des articles s'arrêtant à l'amendement 960 à l'article 55, examiné par priorité. Je vous rappelle que des scrutins publics ont déjà été annoncés sur tous les amendements à l'article 55, ainsi que sur l'amendement 2609 après l'article 55. Monsieur Bilongo.
13:49 - 13:52
Intervenant 2
Non, ce n'est pas lui, Madame Feld.
13:52 - 15:11
Intervenant 4
Donc, merci Madame la Présidente, cet amendement du groupe LFI est un amendement de repli qui propose de minorer de 10 % notre versement de prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne tant que la politique agricole commune continuera de servir l'agro-industrie et la concentration des terres plutôt que l'agriculture paysanne et biologique. Plus largement, nous prévoyons de conditionner notre participation financière à une Union européenne des peuples qui permette la bifurcation écologique avant la satisfaction des marchés financiers. La situation des agriculteurs français ne cesse de se dégrader avec 100 000 fermes qui ont disparu en une décennie et près de 18 % des agriculteurs qui vivent sous le seuil de pauvreté monétaire selon l'Insee. Cette année 2026 est un désastre pour le monde agricole en raison des vagues de chaleur et de la sécheresse sévère. La baisse des récoltes est évaluée entre 30 et 35 % selon les régions et secteurs et peut atteindre 50 voire 80 % pour les cultures de soja, de maïs, de tournesol avec une crise du fourrage sans précédent qui se dessine devant nous.
Nous savons par ailleurs qu'un agriculteur se suicide tous les deux jours. Cette détresse n'est pas une fatalité. Elle est le produit d'un modèle. À l'échelle de l'Union, 80 % des subventions de la PAC vont à 20 % des exploitations les plus favorisées. À l'inverse de ce qui est fait, nous pourrions décider d'encadrer les marges de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
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