OPECST : Représentants de l'Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection

22 octobre 2026

Choix scientifiques et technologiques (office d'évaluation) Assemblée nationale

05:38 - 07:27
Intervenant 1
Mes chers collègues.  Je vous souhaite la bienvenue pour cette première réunion de l'office depuis la reconstitution de son bureau.  Et je souhaite également la bienvenue aux représentants de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.  Ils sont venus nombreux autour de son président Pierre-Marie Abadie, trois commissaires, Olivier Dubois, Stéphanie Guénot-Bresson et Géraldine Pina, et sept membres des services, à savoir Olivier Gupta, le directeur général, Julien Collet, directeur général adjoint, Rémy Catteau, directeur des réacteurs de puissance, Sylvain Lavarenne, directeur technique, Marie Riet-Hucheloup, pardon, directrice du dialogue et de la communication, Clémence Picart, directrice adjointe à la même direction et Emmanuelle Mur, responsable des affaires publiques.  L'ASN vient nous présenter ce matin son projet d'avis générique sur les perspectives de fonctionnement des réacteurs d'EDF au-delà de 60 ans. 

Ce projet est soumis au public si j'ai bonne mémoire à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 2 décembre.  Et l'avis définitif est attendu au début de l'année 2027.  Nous intervenons donc à un stade où le texte peut encore évoluer et c'est ce qui fait l'intérêt de notre échange ce matin.  Le sujet se situe au croisement de deux questions qu'il importe de ne pas confondre.  La première est la sûreté nucléaire qui relève de l'appréciation de l'autorité et la seconde est la politique énergétique qui relève du gouvernement principalement mais également du Parlement. 
07:28 - 08:25
Intervenant 2
Je rappelle le cadre : en France, l'autorisation de création d'un réacteur ne fixe pas de durée maximale de fonctionnement.  C'est le réexamen périodique tous les dix ans qui permet à l'autorité de se prononcer, réacteur par réacteur, sur les conditions de la poursuite de son fonctionnement pour la décennie suivante.  Ce cadre demeure le fondement du contrôle de sûreté, mais son horizon de dix ans ne suffit pas à lui seul à éclairer des choix énergétiques qui engagent les pays sur plusieurs décennies.  C'est vrai qu'il s'agit d'investir dans le parc existant ou dans d'autres moyens de production.  C'est pourquoi l'ASNR, à laquelle elle a eu son précédent, l'Autorité de sûreté nucléaire, a demandé à EDF d'étudier de manière anticipée l'hypothèse d'une poursuite du fonctionnement des réacteurs actuels jusqu'à soixante ans et au-delà. 
08:25 - 08:52
Intervenant 1
Les travaux engagés depuis portent notamment sur les composants non ou difficilement remplaçables.  Il s'agit de la cuve, des enceintes de confinement en béton et de certains équipements internes.  Leur vieillissement pourrait à terme limiter la durée de fonctionnement.  Vous reviendrez, j'en suis sûr, sur certains de ces éléments.  Il me paraît utile de dire d'emblée ce qu'est l'exercice dont nous débattons et ce qu'il n'est pas. 

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