Empreinte environnementale de l'Intelligence Artificielle
21 septembre 2026
Empreinte environnementale de l'Intelligence Artificielle
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Intervenant 1
Je crois qu'il est 11h, tout le monde est connecté. Mesdames, messieurs, merci de votre présence à cette conférence de presse de notre mission d'information sur l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle. Donc nous sommes trois sénateurs, Damien Michallet est à mes côtés et Simon Uzenat qui est en visio dans sa circonscription. Et nous sommes présents ce matin en l'absence du président de notre commission, le président Longeot, qui est retenu par ses obligations de campagne dans son département. Et nous vous avons invités à cette conférence de presse pour partager les résultats de nos travaux sur cette mission d'information sur l'intelligence artificielle qui depuis quelques années connaît un développement spectaculaire.
En France, la part de la population qui utilise l'intelligence artificielle est passée de 20 à 48 % entre 2023 et 2025. Alors le Sénat est mobilisé sur l'intelligence artificielle dans toutes ses commissions, que ce soit la commission des lois, la commission de l'éducation, l'économie, dans ses délégations également, la délégation aux collectivités locales, la délégation à la prospective, la délégation aux entreprises, la délégation aux droits des femmes sur pour appréhender bien évidemment le développement et les effets de l'intelligence artificielle dans notre société. Alors c'est une révolution technologique qui va très vite, qui offre des opportunités considérables, qui soulève également énormément d'interrogations, d'où je pense aussi la présence de nombreux médias ce matin sur les risques d'un développement incontrôlé de l'intelligence artificielle. Mais je précise d'emblée que ça ne constitue pas l'objet de notre rapport, même si nous à titre personnel nous nous gardons bien à l'esprit que la question de l'humain et de la conscience face à ces instruments technologiques extrêmement puissants et que nous on souhaite mettre le progrès au service de l'humain et de son environnement, du climat et de la biodiversité qui font partie d'ailleurs des sujets que nous traitons au sein de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. Donc nous c'est l'IA éthique humaniste qui nous intéresse.
Et donc nous avons concentré nos neuf mois de travaux sur l'enjeu majeur de l'empreinte environnementale croissante de l'intelligence artificielle. Dans le cadre de ces travaux, nous avons auditionné une soixantaine d'institutions, d'entreprises, bien évidemment les GAFAM, des experts, des ambassadeurs, des prix Nobel, l'ADEME, des représentants d'ONG, des experts de l'énergie également, et puis également un déplacement dans un campus de centre de données Data4 à Marcoussis. Donc les chiffres vous les connaissez sur les 4,4 % de gaz à effet de serre du secteur du numérique et l'importance je dirais des data centers qui sont en dehors du territoire national.
Pour résumer notre approche, pour nous l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle, ça constitue à la fois un défi pour la planète et une opportunité pour la France et pour l'Europe. Alors nos travaux se situent aussi dans une continuité de travaux déjà réalisés par notre commission en 2020. Et d'ailleurs, j'étais déjà à l'époque rapporteur aux côtés du sénateur Patrick Chaize, sénateur Les Républicains de l'Ain, et Jean-Michel Houlgate, ancien sénateur socialiste de la Manche. Nous avions travaillé sur l'empreinte environnementale du numérique en 2020. Et ces travaux avaient donné lieu à la rédaction d'une proposition de loi qui est la loi REEN, R-E-E-N, réduction de l'empreinte environnementale du numérique, qui avait été votée par le Sénat dans une large majorité et également à l'Assemblée nationale, et donc qui est entrée dans le droit positif.
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