Budget 2027 : audition de Roland Lescure et David Amiel
7 octobre 2026
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Commission des finances Sénat
00:00 - 02:18
Intervenant 2
Monsieur le ministre, madame la rapporteure générale, chers collègues. Nous avons le plaisir de recevoir ce matin monsieur Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique et monsieur David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics qui viennent nous présenter le projet de loi de finances pour 2027. Le texte a été déposé jeudi dernier mais n'est présenté devant notre commission que ce mercredi midi en raison du renouvellement de notre commission. Je note qu'il a été déposé dans les délais constitutionnels et organiques, ce qui constitue un retour à la normale appréciable. Sera-t-il adopté sous une forme ordinaire par le Parlement d'ici au 31 décembre ?
C'est une autre question. Il n'aura échappé à personne que les conditions de financement se sont durcies pour tous les pays en 2026 et en particulier pour la France dont la prime de risque a fortement augmenté depuis la rentrée portant le spread vis-à-vis de l'Allemagne à plus de 150 points de base, un écart de taux d'un niveau inédit depuis 2011 et la crise de la zone euro. À ceci près que le ratio d'endettement était de 90 % en 2012 et qu'il atteint 119 % du PIB mi-2026 après une hausse de 22 points sur les deux derniers quinquennats. Le spectre d'une crise de la dette risque de hanter les débats parlementaires. Pour le conjurer, le gouvernement propose selon le calcul du Haut Conseil des finances publiques que nous avons reçu ce matin, 28 milliards d'euros d'effort structurel dont 17 milliards en recettes et 11 milliards en dépenses.
Il espère ainsi porter le déficit de 5,4 % désormais prévu pour 2026 à 5 % pour 2027. Cet effort est proposé à la nation dans un contexte peu rassurant. Un été caniculaire qui exige des décisions fortes en termes de transition, un regain des tensions internationales, une élection présidentielle au résultat plus incertain que jamais sur fond de crise sociale qui couve, doublée depuis quelques jours d'un mouvement de contestation de notre jeunesse. Messieurs les ministres, nous sommes impatients dans ce contexte mouvementé de vous entendre nous présenter votre feuille de route budgétaire et fiscale et votre méthode pour selon l'expression consacrée doter la France d'un budget. Je vous laisse la parole en rappelant que cette audition fait l'objet d'une retransmission sur le site internet du Sénat.
02:18 - 03:17
Intervenant 1
Merci, merci monsieur le président. Madame la rapporteure générale, mesdames et messieurs les sénateurs, sénatrices. Je voudrais d'abord évidemment féliciter les sénateurs et les sénatrices élus ou réélus, souhaiter la bienvenue aux nouveaux dont je connais certains de par leurs fonctions précédentes, vous féliciter évidemment monsieur le président pour votre élection à la présidence de cette commission, madame la rapporteure générale pour votre élection à ce poste important. Je voudrais en profiter évidemment pour saluer Claude Raynal qui va désormais goûter une retraite sans doute bien méritée mais dont je ne doute pas qu'elle sera active et le rapporteur général le sénateur Jean-François Husson présent ici dont je ne doute pas que l'acuité sera toujours aussi présente dans le cadre de nos débats à venir, je ne doute pas qu'il restera bien éveillé. Vous l'avez dit monsieur le président, cette audition suit celle de l'Assemblée nationale avec quelques jours de délai pour les raisons que vous avez mentionnées.
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