Après la canicule, la France à sec ?

14 octobre 2026

Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable Sénat

00:00 - 03:14
Intervenant 1
On va commencer.  On va commencer avec de bonnes habitudes en commençant à l'heure, notamment pour respecter et l'horaire et le fait que nos invités soient arrivés également à l'heure.  Monsieur Juste, Monsieur Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce, devrait nous rejoindre dans les toutes prochaines minutes, mais on va commencer si vous le voulez bien.  Mes chers collègues, nous nous retrouvons ce matin pour notre toute première table ronde de l'année parlementaire.  Comme vous le savez, l'été 2026, le plus chaud depuis 1900 selon les données de Météo France, est un record. 

Trois vagues de chaleur se sont en effet succédé au fil de la saison pendant, phénomène inédit, 53 jours non consécutifs, d'une part entre le 17 et le 30 juin, puis du 4 au 19 juillet, puis entre le 20 juillet et le 19 août.  La réaction de notre assemblée a été immédiate.  Vous vous en souvenez pour ceux qui étaient membres de cette commission avant le renouvellement de septembre.  À la demande du président du Sénat, Gérard Larcher, notre commission s'est saisie du sujet dès le début du mois de juillet, en étroite collaboration avec la commission des affaires sociales.  Notre démarche a été d'analyser la réaction des pouvoirs publics face à la canicule qui s'était installée dans tout le pays et d'identifier si tous les moyens avaient bien été mis en œuvre pour protéger nos concitoyens tout en recherchant comment mieux anticiper les conséquences des prochains événements extrêmes qui ne manqueront malheureusement pas de survenir. 

Pour mémoire, deux réunions plénières ont nourri notre réflexion à cet égard.  Tout d'abord le 7 juillet dernier, nous avons entendu les ministres de la transition écologique, de la santé, de l'agriculture et de l'éducation nationale, ainsi que la ministre déléguée à l'énergie, porte-parole du gouvernement, sur la gestion de la crise par le gouvernement.  Le 8 juillet dernier, nous avons entendu la présidente directrice générale de Météo France.  Ce phénomène caniculaire a été l'un des facteurs clés du déclenchement des feux de forêt particulièrement destructeurs avec près de 100 000 hectares brûlés.  Le gouvernement a annoncé le dépôt d'un projet de loi sur la modernisation de la sécurité civile qui devrait être complété par des dispositions issues du rapport remis le 28 septembre dernier par sept parlementaires mandatés par le Premier ministre, dont nos collègues Françoise Dumont, Olivier Bitz et moi-même. 

Notre commission devra naturellement suivre avec la plus grande attention les suites données à ce rapport.  Mais cette canicule a également eu des effets très perceptibles sur la ressource en eau.  Dans un communiqué du 2 octobre dernier, Météo France a ainsi évoqué, je cite, une sécheresse des sols historique.  93 départements étaient concernés au 10 septembre dernier par des restrictions de l'usage de l'eau, dont 74 au niveau de crise.  Certaines communes font même face à des risques d'accès à l'eau potable. 

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