Budget 2027 : audition de Maud Bregeon

27 octobre 2026

Commission des affaires économiques Sénat

00:00 - 03:07
Intervenant 1
Mes chers collègues, je vous propose de débuter notre audition.  Je présume que d'autres commissaires vont nous rejoindre, mais pour ne pas faire trop patienter en tout cas Madame la ministre qui nous fait donc l'honneur parce que dans quelques jours, elle doit s'arrêter.  Et donc c'est la raison pour laquelle on a essayé de caler votre audition avant que vous ne puissiez être indisponible quelques moments.  Et donc nous sommes ravis de pouvoir vous accueillir dans cette enceinte que vous connaissez en votre qualité de porte-parole du Gouvernement, mais surtout de ministre déléguée chargée de l'énergie.  Et cette audition, elle marque avec vous le début des travaux que nous conduisons sur le projet de loi de finances 2027. 

L'examen du budget se déroule cette année dans un contexte national et international particulièrement difficile, secoué par la guerre en Iran et ses répercussions sur les approvisionnements et les prix de l'énergie, mais aussi par une crise du pouvoir d'achat qui alimente la colère sociale dans notre pays.  Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, le prix de l'essence a augmenté d'environ 30 % et celui du gazole d'environ 50 %.  Plusieurs centaines de millions de barils issus des réserves stratégiques de pétrole ont récemment été libérés de manière coordonnée par les États membres de l'Agence internationale de l'énergie.  Malgré cela, les prix du brut restent particulièrement élevés, la question de la sécurisation durable des voies d'exportation n'étant toujours pas réglée.  En outre, les capacités mondiales de raffinage ont diminué en raison des frappes sur les installations, ce qui crée un goulot d'étranglement et pousse les raffineurs à augmenter leur demande de pétrole pour profiter des marges exceptionnelles qu'ils dégagent. 

En effet, TotalEnergies a annoncé il y a quelques jours que ses marges de raffinage avaient bondi de 146 % en l'espace d'un trimestre.  Le Gouvernement a annoncé une baisse des prix à la pompe de 12 à 18 centimes d'euro par litre entre les mois de novembre et janvier grâce à la vente à prix réduit de 10 millions de barils issus des stocks stratégiques.  Madame la ministre, quelles assurances le Gouvernement a-t-il reçues à cet égard ?  Quel est aujourd'hui l'état de nos stocks stratégiques ?  Si les tensions venaient à perdurer sur les marchés, par exemple en cas d'escalade militaire après les élections américaines de mi-mandat, quelle marge de manœuvre aurions-nous pour maîtriser les prix ? 
03:08 - 03:42
Intervenant 2
À l'approche de l'hiver, ces inquiétudes concernent également le gaz puisque les stocks dans l'Union européenne sont historiquement bas avec un taux de remplissage de 72 % au 1er octobre dernier.  Qu'en est-il du stock français ?  Alors que le prix repère a augmenté de 42 % depuis le début de l'année, quelles mesures le Gouvernement envisage-t-il de prendre pour enrayer la hausse, notamment en cas d'un hiver rigoureux ? 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.