Pour un budget 2027 utile : la voix des entreprises

5 novembre 2026

Délégation aux entreprises Sénat

00:00 - 02:58
Intervenant 1
Bien.  Messieurs les Présidents, mes chers collègues, nous sommes particulièrement heureux de vous accueillir ce matin pour ce temps d'échange qui est devenu à la délégation aux entreprises et plus largement au Sénat un rendez-vous incontournable en amont des débats budgétaires au sein de notre assemblée.  Nous avons donc le plaisir de retrouver monsieur Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France, le Medef.  Nous rejoindra très rapidement, il nous avait prévenu qu'il aurait un petit quart d'heure de retard, monsieur Amir Reza-Tofighi, président des Entrepreneurs, anciennement CPME,  monsieur Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité, l'U2P, et enfin monsieur Philippe d'Ornano, co-président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, le METI. 

Merci à tous les trois pour l'instant, qui seront rejoints par Amir, d'avoir répondu à notre invitation.  Messieurs les Présidents, nous avions été frappés l'année dernière par les discours anti-entreprises qui avaient marqué les débats à l'Assemblée nationale.  Ils s'étaient d'ailleurs traduits par 43 milliards de charges fiscales supplémentaires.  Depuis, je m'évertue, avec mes collègues de la délégation, à rappeler que la seule façon de garder une marge de manœuvre budgétaire est de permettre aux entreprises de créer de la richesse.  Sans valeur ajoutée, sans création de richesse, il sera illusoire de réfléchir aux priorités en matière de dépenses. 

Ceci est d'autant plus vrai que la charge de la dette devrait dépasser le seuil des 100 milliards d'euros dès 2028 d'après les dernières estimations avec une dette publique ayant atteint les 3 620 milliards.  La même approche doit prévaloir pour aborder le budget 2027 qui est au cœur de nos débats ce matin.  Et je réitère mon constat de l'année dernière.  Monter les Français les uns contre les autres fait le jeu des extrêmes.  Les récits qui ont accompagné la diffusion des images extrêmement choquantes du 17 octobre l'ont encore prouvé récemment. 

Attaquer des commerçants, c'est attaquer des entrepreneurs, des salariés, mais aussi toutes les familles qui dépendent d'eux.  Beaucoup de Français ont perçu le drame vécu par ces familles lors des pillages, au-delà des dégâts matériels.  Eh bien, c'est cette logique que nous devons garder à l'esprit lorsque la démagogie fiscale ressurgit dans les débats parlementaires : faire payer toujours plus les entreprises déstabilise bien plus que les entreprises elles-mêmes.  Cela fragilise des écosystèmes entiers, des familles et tous les individus qui en vivent directement ou indirectement, ne l'oublions pas.  Le rôle du Sénat est, une fois de plus, de tenir le cap alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été rejeté à l'Assemblée nationale et que les députés viennent de réserver le même sort au projet de loi de finances pour 2027 il y a quelques heures, en rejetant la première partie à l'unanimité. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

La vidéo, elle, reste gratuite et en entier, sans compte.