Commission des finances : Communication de M. Éric Coquerel, rapporteur de la mission flash sur le coût de la canicule, en conclusion des travaux de cette mission

5 octobre 2026

Finances (commission) Début réel Assemblée nationale

10:48 - 12:59
Intervenant 1
Bien chers collègues.  Je vais avoir le double rôle de présider cette commission et en même temps de rapporter sur une mission d'information flash que la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire a accepté de me confier et qui était chargée d'analyser le coût de la canicule survenue au cours de l'été 2026. 

Initialement, le thème de travail de cette mission d'information flash a été décidé à la suite de deux épisodes : d'abord la canicule du 17 au 30 juin 2026, particulièrement éprouvante, et celle moins intense mais plus précoce qui a eu lieu du 25 au 30 mai.  Mais au mois de juin, comme vous le savez, quand je propose de mener ces travaux sur le coût de la canicule, on ne sait pas que les vagues de chaleur vont se succéder jusqu'en septembre, que la sécheresse va durer jusqu'en octobre.  On ne sait pas qu'il va y avoir le méga-feu du Porge, jamais vu depuis 1949.  On ne le savait pas, mais ce qu'on savait, c'est qu'il est probable que le GIEC et les scientifiques alertent depuis des décennies et qu'il est inacceptable de s'étonner en disant : "Qui aurait pu prédire ?".  Comme je le disais, les dégâts climatiques ont évolué au cours de l'été, donc le périmètre de travail de la mission flash a évolué au fur et à mesure que s'aggravaient ces dégâts. 

C'est pourquoi finalement elle porte sur les coûts des fortes températures, de la sécheresse et des incendies de l'été 2026.  La première chose que je voulais dire, c'est qu'il y a une difficulté de certains acteurs, et notamment en réalité les acteurs ministériels ou publics, à présenter des chiffres et des estimations.  Parmi l'ensemble des auditionnés, je note que certains ont trouvé difficile, voire impossible, de produire certaines données et de chiffrer l'impact des chaleurs, sécheresses ou incendies.  C'est notamment le cas des services de l'État.  Je distingue ici deux difficultés. 

D'abord les services statistiques ou les administrations travaillant des données macroéconomiques ou de santé.  Je pense notamment à l'INSEE, la DREES, la DG Trésor, l'Assurance Maladie ou encore la Santé publique France.  Il s'agit ici de difficultés qui s'expliquent assez bien.  En effet, il est nécessaire d'agréger un grand nombre de données qu'il faut ensuite analyser.  Toutes n'étaient pas disponibles à la date des travaux de la mission, c'est-à-dire pour le mois de septembre. 

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