Commission des affaires étrangères : Crédits de la mission « Action extérieure de l’État » (PLF 2027) ; Crédits de la mission « Aide publique au développement » (PLF 2027)

21 octobre 2026

Affaires étrangères (commission) Assemblée nationale

04:45 - 06:19
Intervenant 1
Mes chers collègues, la séance est ouverte pendant qu'un certain nombre d'entre vous continuent de prendre place dans cette salle de la commission des affaires étrangères.  Je suis ravi de vous retrouver ce matin.  À l'ordre du jour, nous allons poursuivre l'examen du projet de loi de finances pour la mission Action extérieure de l'État.  Et quand on aura terminé, on reprendra la mission que l'on a discutée hier sur l'aide publique au développement.  Il reste une vingtaine d'amendements qu'on terminera à l'issue de ce premier débat ce matin. 

Chaque année, on le voit, cette mission suscite beaucoup d'attention et même de vigilance au sein de notre commission.  Nous aurons donc une discussion globale après la présentation de nos deux rapporteurs pour avis, Michel Herbillon et Frédéric Petit, que je remercie de bien avoir voulu exercer, exécuter ce travail, et que je pense que la plupart de nos collègues féliciteront une fois qu'ils auront entendu l'exposé de ces deux rapports.  Les crédits de la mission s'élèvent à 3,46 milliards d'euros.  Ils sont au niveau de la loi de finances de 2026 avec une hausse de 0,2 %, soit à peine 10 millions d'euros.  On peut reconnaître que dans le cadre actuel, il s'agit d'une stabilisation de nos budgets. 
06:20 - 07:45
Intervenant 2
C'est mieux qu'une réduction, mais comme on l'a vu dans un certain nombre de débats précédents, ça ne suffit pas.  Le monde, lui, ne se stabilise pas.  Il continue d'évoluer dans de très nombreuses crises, des rapports de force.  Et donc dans ce contexte de menaces bien plus importantes, bien plus nombreuses et bien plus impactantes pour notre pays, il est bien évidemment qu'il faudrait développer ces budgets pour pouvoir répondre à l'ensemble des menaces et développer notre influence.  Nos concurrents, eux, continuent de développer leurs actions, leurs stratégies et donc leurs influences. 

Gardons aussi en tête un ordre de grandeur : hors aide au développement, le Quai d'Orsay représente 0,6 % du budget de l'État.  Et comme on l'a vu hier dans l'examen des avis budgétaires de la mission APD, ce n'est pas un endroit où se jouera massivement, en tout cas, le redressement de nos comptes.  En revanche, c'est un endroit où se joue en grande partie notre sécurité, notre influence et notre crédibilité.  Bon, on l'a déjà expliqué à plusieurs reprises, je pense que c'est un sentiment majoritaire dans cette commission que c'est exactement ce qu'il faut faire en renforçant notre capacité militaire et donc en poussant les budgets de la défense. 

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