Budget du Quai d'Orsay : audition de Jean-Noël Barrot
4 novembre 2026
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Sommaire mis à jour le 4 nov. 2026
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Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées Sénat
00:20 - 01:28
Intervenant 3
Bien, chers collègues, je vous propose de poursuivre le marathon des auditions. Nous avons maintenant ce soir le plaisir de recevoir Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe des affaires étrangères, pour évoquer en premier lieu le budget 2027 et ensuite quelques enjeux de l'actualité internationale qui ne manquent pas ces jours-ci de manquer de sujets. Et puis on pourra peut-être dire quelques mots des midterms aux États-Unis.
01:29 - 03:20
Intervenant 1
Je rappelle que nous disposons d'une heure trente très précisément, puisque monsieur le ministre doit partir à 18h. Monsieur le ministre, votre ministère continue de participer à l'effort financier visant à respecter nos engagements, à restaurer la qualité de notre signature. Les crédits de la mission action extérieure de l'État restent à peu près stables à ce stade, mais ceux de la mission aide publique au développement subissent une nouvelle réduction de quasiment 20 % sur le programme 209. L'état de nos finances publiques est ce qu'il est, et nous comprenons que chaque ministère soit mis à contribution. Il est néanmoins regrettable que le Quai d'Orsay soit mis à contribution à un niveau supérieur à ce qu'il pèse réellement dans le budget de l'État.
Notre commission a certes défendu une trajectoire plus ambitieuse que le Gouvernement en matière de programmation militaire, mais nous avons aussi toujours plaidé pour que la priorité budgétaire bénéficie aussi au volet diplomatique de notre action, la diplomatie étant, comme on l'a toujours dit, évidemment un continuum avec la question de défense. C'est enfin d'autant plus regrettable que nous nous trouvons dans un contexte de grave crise internationale telle que le monde n'en a pas connu depuis plusieurs décennies. Nous avons par conséquent un besoin impérieux de pouvoir compter sur un appareil diplomatique robuste. Il est évident que quand on rencontre un certain nombre de personnalités à qui on explique que le français dans les organisations internationales est un sujet important, et qu'on nous rétorque que compte tenu de nos contributions qui est quasiment proche de zéro, on peut difficilement avoir des prétentions à ce niveau, c'est parfois compliqué pour nous, et pour vous sans aucun doute. Question concernant les relations internationales, j'y viens tout de suite parce que le temps nous est compté, en commençant par le dossier ukrainien.
L'évolution de la situation sur le front n'est pas facile à lire. La pression russe s'est accentuée dans le Donbass tandis qu'une brève trêve inédite a été observée sur le front sud. L'Union européenne a adopté un vingt-deuxième paquet de sanctions et assume à présent l'essentiel du soutien à l'Ukraine.
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