« planification écologique »
core formula 1,001 occurrences · 2017-07-05 → 2026-07-01Public birth : 2008-11-01 — Jean-Luc Mélenchon. Theorised within the Parti de Gauche (2008-2010) and on LFI's platform from 2017; captured by Macron on 16 April 2022 in Marseille (« la politique que je mènerai … sera la planification écologique » — "the policy I will pursue … will be ecological planning").
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Who owns the formula? (half-year shares of attributed speech)
La généalogie attendue — Mélenchon théorise la formule dès 2008 au Parti de gauche, hors corpus — est confirmée trait pour trait : les quinze premières occurrences (5 juillet 2017 – 24 octobre 2018) sont toutes insoumises (Quatennens, Obono, Prud'homme, Panot, Bernalicis) et toutes prononcées en commission, et de 2017 à 2021 la formule ne dépasse jamais 15 occurrences par an, portée à 80-100 % par la gauche (part des usages annuels rattachés à un bloc). Le premier écho macroniste de cette période est ironique : le 6 décembre 2018, François de Rugy raille le « Haut-Commissariat à la planification écologique » du programme LFI en le réduisant à une machine à impôts (citation ci-après) — suivi de rares usages épars, dont un soutien de Marie Lebec (LREM), qui salue le 8 mars 2021 « des mesures puissantes d'orientation et de planification écologiques ». Après le meeting de Marseille du 16 avril 2022 — où Emmanuel Macron fait sienne la formule : « la politique que je mènerai … sera la planification écologique » —, la cascade est spectaculaire : Élisabeth Borne en séance publique dès le 6 juillet 2022 (« Le Président de la République m'a chargée de la planification écologique »), Christophe Béchu au banc du gouvernement en commission le 13 septembre, puis les communistes (Nicolas Sansu, 4 octobre), Horizons (Anne-Cécile Violland, 12 octobre), LR (Marie-Christine Dalloz, 26 octobre), et le RN le 18 janvier 2023 (Alexandre Loubet interrogeant le secrétaire général à la planification écologique) — pendant que Dominique Potier (Socialistes) acte publiquement, dès le 13 septembre 2022, le transfert de propriété.
La fin de l'histoire n'est pas une extinction mais une fossilisation administrative — le mot cesse d'être un argument pour devenir un intitulé : SGPE, action budgétaire du PLF, « conseil de planification écologique », jusqu'au titre officiel du Premier ministre « chargé de la planification écologique et énergétique », lu en séance par Yaël Braun-Pivet à chaque passage de parole (39 occurrences du titre protocolaire dans la seule année 2025) — le mot d'opposition devenu protocole. Pendant ce temps, LFI garde la formule mais en accusation : Sophia Chikirou reproche au gouvernement, le 4 octobre 2023, de refuser « l'idée même d'une planification écologique dotée d'un agenda, d'un budget, d'une stratégie globale », et Manon Meunier chiffre, le 15 octobre 2024, « 670 millions d'euros en moins dans le budget de l'agriculture pour la planification écologique ». En 2026 — année partielle, le corpus s'arrêtant au 2 juillet —, la boucle se referme : la gauche reprend 81 % des usages rattachés à un bloc (34 sur 42), cette fois pour instruire le procès du mot confisqué.
« Votre Haut-Commissariat à la planification écologique planifiera aussi les hausses d'impôt qui permettront de financer ce programme. »
« Il ne faudrait pas tourner en dérision la planification écologique qui a été évoquée par un mouvement politique chez nous et repris par le Président de la République. »