Cartographie des équipes présidentielles 2027 par Vae Solis Communications visualisation et analyses de corpus par Polyfact

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Agriculture

Les personnes identifiées sur la verticale Agriculture, chez les six candidats.

Jean-Luc Mélenchon

Raphaël Glucksmann

Gabriel Attal

Édouard Philippe

Bruno Retailleau

Marine Le Pen

Cliquez sur un nom de l’hémicycle pour ouvrir sa fiche : rôle, statut, confiance et justification quand le partenaire l’a documenté, sinon son seul rang dans la vue d’ensemble.

Agriculture chez les six candidats

Jean-Luc Mélenchon

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5 personnes identifiées : Loïc Prud’homme, Aurélie Trouvé, Manon Meunier, Mathilde Hignet, Anne Stambach-Terrenoir

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Planification agricole et écologique ; prix rémunérateurs et encadrement des marges ; réorientation de la PAC hors aides à l’hectare ; soutien aux petites fermes, à l’installation et au foncier ; adaptation climatique et rupture rapide avec plusieurs pesticides.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2026/09/03/crise-climatique-lurgence-agricole-plan-durgence-du-groupe-parlementaire-de-la-france-insoumise/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une inflexion récente : Jean-Luc Mélenchon lui-même porte l'agriculture surtout par vidéos et meetings, avec deux angles nouveaux fin 2025-2026 — la crise sanitaire bovine et le basculement de la France en importatrice nette de produits agricoles comme justification d'un veto sur le Mercosur, puis, en pleine campagne, un clivage assumé au sein même du monde agricole (gros céréaliers contre petites fermes maraîchères). En revanche, il ne s'exprime quasiment jamais en son nom propre sur la loi Duplomb et les pesticides : ce front est porté par des députés LFI qui légifèrent explicitement « avec Jean-Luc Mélenchon », signe d'une division du travail entre le candidat et ses relais parlementaires.

  • Dans une vidéo d'alerte de décembre 2025, Jean-Luc Mélenchon adosse sa critique du Mercosur à deux faits nouveaux : la gestion de la crise sanitaire bovine (« le gouvernement ne propose que l'abattage général du troupeau… parce qu'il n'y a pas assez de vaccins disponibles ») et le constat que « pour la première fois cette année, la France est importatrice nette de produits agricoles… la première fois depuis soixante ans ». Il exige que la France « vote contre l'adoption du Mercosur au Conseil européen », refusant « tout prétexte de clause de sauvegarde » car les ports ne contrôlent « qu'un conteneur sur mille ».

    Vidéo « Alerte ! L'agriculture est notre affaire à tous ! » (chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon) ↗ · 2025-12-16

  • Au meeting de Lille (septembre 2026), il assume un clivage au sein même du monde agricole : face au blé à « 245 euros la tonne » et au maïs à « 275 », « les uns vont bien s'enrichir… mais les petits par dizaines voient le risque de fermer ». Il oppose le « maïs pour nourrir les poulets chinois » aux « carottes, poireaux, tomates, pommes de terre qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne », et affirme que « la France n'est plus un pays souverain pour l'alimentation ».

    Extrait du meeting de Lille (CNews, via Polyfact) ↗ · 2026-09-05

  • Angle mort du candidat, comblé par ses députés : le corpus ne contient aucune déclaration directe de Jean-Luc Mélenchon sur la loi Duplomb. C'est Loïc Prud'homme qui est premier signataire et rapporteur de la PPL n°1959 (cosignée par ~70 députés LFI) abrogeant la loi Duplomb et interdisant l'importation de produits contenant de l'acétamipride, en s'appuyant sur la pétition à 2,1 millions de signatures et la censure partielle du Conseil constitutionnel.

    Proposition de loi n°1959, Assemblée nationale (via Polyfact) ↗ · 2025-10-14

  • Sur les prix rémunérateurs, le corpus documente un bilan législatif contrasté d'Aurélie Trouvé lors du projet de loi d'urgence agricole 2026 : son amendement n°54 instaurant des prix planchers par filière (conférence publique de filière, prix couvrant les coûts de production avec rémunération à deux SMIC) a été rejeté, mais son amendement n°1696 imposant la transparence des formules de détermination des prix agricoles a été adopté.

    Amendement n°1696, PJL d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (via Polyfact) ↗ · 2026-05-15

  • Le programme agricole 2027 est déjà traduit en actes législatifs au nom du candidat : un amendement du député LFI Sylvain Carrière (juin 2026) proposant des cantines publiques gratuites, 100 % bio et locales, l'affirme explicitement — « C'est l'objectif que nous fixons pour la Nation avec Jean-Luc Mélenchon ».

    Amendement de Sylvain Carrière, Assemblée nationale (via Polyfact) ↗ · 2026-06-22

Ce que disent les personnes identifiées

Les quatre personnes apparaissent toutes dans le corpus, avec une répartition nette. Aurélie Trouvé est de loin la plus visible et la plus institutionnelle : présidente de la commission des affaires économiques, vice-présidente de la CMP sur la loi d'orientation agricole (février 2025), porteuse des amendements prix planchers et transparence des prix en 2026, et opposante frontale à la loi d'urgence agricole (qualifiée de « loi criminelle » selon le titre d'un entretien France 2 du 17 juillet 2026). Loïc Prud'homme est le chef de file anti-Duplomb (PPL d'abrogation, rapporteur en commission : « le fil rouge idéologique [de la loi Duplomb] est la dérégulation environnementale », 18 novembre 2025) et porte aussi le front alimentation/malbouffe. Manon Meunier tient la ligne biodiversité-agriculture (co-rapporteure du rapport d'information de janvier 2024 recommandant un moratoire de dix ans sur les méga-bassines ; amendements agroécologiques rejetés sur le PJL 2026). Mathilde Hignet, ouvrière agricole de profession, porte l'installation, la place des femmes en agriculture et le bio sur la loi d'orientation agricole 2024, avec des amendements systématiquement rejetés. Aucune n'est silencieuse : le différentiel tient aux responsabilités institutionnelles, très concentrées sur Trouvé.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Raphaël Glucksmann

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2 personnes identifiées : Frédéric Courleux, Guillaume Garot

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Refonte de la PAC au profit de l’emploi, du revenu, des jeunes installés et de l’agroécologie ; plafonnement des aides à l’hectare ; prix planchers et application élargie d’EGALIM ; protection du foncier ; mesures miroir et opposition au Mercosur ; réduction des pesticides.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 4 sources

Source Vae Solis : https://place-publique.eu/posts/1c8NyVqQ3KhQdHfyGJWaIc/mercosur-le-revelateur-d-une-crise-agricole-existentielle ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une inflexion récente : le 4 septembre 2026 sur BFMTV, Raphaël Glucksmann fait de la renégociation de la PAC le « premier geste » d'un président élu en mai 2027, et déplace le débat sur les prix vers les marges des intermédiaires (« marché totalement opaque ») plutôt que vers les seuls prix planchers. Avant cela, son action agricole documentée est essentiellement procédurale au Parlement européen (cosignatures contre le Mercosur, défense de la conditionnalité environnementale de la PAC), sans expression personnelle. Angles morts du corpus : aucun propos direct de sa part sur EGALIM, les jeunes installés, le foncier ou les clauses miroirs, et aucun de ses posts X n'est indexé.

  • Il donne un calendrier et une hiérarchie inédits à sa position PAC : « le premier geste que devra faire un président de la République quand il sera élu en mai prochain, c'est d'aller renégocier la politique agricole commune », en justifiant le plafonnement des aides par comparaison européenne (« dans tous les autres pays européens, il y a des plafonds ») et en opposant « grands agro-industriels » et « petits exploitants ».

    Interview BFMTV (vidéo, verbatim Polyfact) ↗ · 2026-09-04

  • Sur les prix, il déplace la cible vers les marges et la transparence plutôt que le seul revenu : « Ce sont les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie. C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix… on est dans un marché totalement opaque », « On devra savoir quelle part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ». Il y ajoute des éléments absents de la position documentée : critique de la direction de la FNSEA, moratoire sur les mégabassines (tout en étant « pour le stockage de l'eau »), aide d'urgence sécheresse et « rémunération des services écologiques rendus à la collectivité ».

    Interview BFMTV (vidéo, verbatim Polyfact) ↗ · 2026-09-04

  • Son opposition au Mercosur passe par la voie juridique : il figure parmi les premiers signataires d'une proposition de résolution du Parlement européen demandant la saisine de la CJUE sur la compatibilité de l'accord UE-Mercosur avec les traités (principe de précaution, pesticides, contrôles sanitaires), complétée par une question écrite du 16 janvier 2026 exigeant qu'aucune application provisoire n'intervienne avant le vote du Parlement.

    Proposition de résolution, Parlement européen ↗ · 2026-01-14

  • Trace plus ancienne de son engagement agroécologique au Parlement européen : en avril 2024, il cosigne une objection au règlement délégué affaiblissant la norme BCAE 1 (prairies permanentes) de la conditionnalité environnementale de la PAC — un acte collectif, comme l'essentiel de son activité agricole parlementaire, qui contraste avec la rareté de sa parole individuelle sur le sujet avant septembre 2026.

    Proposition de résolution (objection BCAE 1), Parlement européen ↗ · 2024-04-17

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Guillaume Garot est de loin le plus actif sur cette verticale : il porte concrètement la régulation des prix et le revenu agricole à l'Assemblée — question écrite sur la crise laitière demandant l'activation des mécanismes européens (8 juin 2026, https://www.polyfact.com/sources/QANR5L17QE15754?redirect=true), vote contre la loi d'urgence agricole faute de « tunnel de prix » (post X du 2 juin 2026), amendements renforçant les seuils EGALIM en restauration collective (29 avril 2026), et se félicite de la suspension du traité Mercosur (21 janvier 2026). Frédéric Courleux est totalement absent du corpus (aucune audition, vidéo ou citation), de même que le collectif d'experts Place publique ; aucun document n'établit de lien direct entre Garot ou Courleux et Raphaël Glucksmann.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Gabriel Attal

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5 personnes identifiées : Jérémy Decerle, Yolène Pages, Stéphane Travert, Sandrine Le Feur, Agnès Pannier-Runacher

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Simplification des normes et soutien à la production, avec un accent plus marqué sur le revenu des exploitants et les mécanismes de sécurisation des prix. La délégation du Salon 2026 fait émerger Decerle, Travert et Le Feur, sans organigramme agricole 2027 publié.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 4 sources

Source Vae Solis : https://www.ladepeche.fr/2026/09/05/presidentielle-2027-agriculture-que-proposent-les-candidats-face-aux-crises-que-traversent-le-monde-agricole-13535844.php ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre qu'à l'été 2026 Gabriel Attal traite l'agriculture par déplacements de terrain et matinales plutôt que comme pilier programmatique : elle est absente de ses « quatre chantiers capitaux » (école, salaires, frontières, IA). Sa ligne réelle est plus précise que la position documentée : application stricte d'Egalim (« prix construit sur le coût de production »), guerre à la « démence normative », alignement compétitif intra-UE et un axe eau/stockage inédit. Angle mort net : aucune prise de position en son nom propre sur les pesticides, la loi Duplomb ou le Mercosur, alors que son héritage de Premier ministre 2024 (guichet haies, Ecophyto, plans d'eau) est invoqué par des tiers comme promesses non tenues.

  • Sur RTL depuis le marché de Châteaurenard, Gabriel Attal défend l'application intégrale d'Egalim : « il faut que le prix soit construit sur la base du coût de production des agriculteurs », en reconnaissant que « ça fonctionne, malheureusement pas dans toutes » les filières — la sécurisation des prix passe chez lui par l'existant, pas par un nouveau mécanisme.

    RTL (matinale), corpus vidéo Polyfact ↗ · 2026-08-06

  • Dans la même interview, il durcit son vocabulaire sur les normes : « un des grands échecs des dernières années » est de ne pas avoir sorti la France de son « état de démence normative », illustré par un contrôle d'inspection du travail « ubuesque » sur un marché.

    RTL (matinale), corpus vidéo Polyfact ↗ · 2026-08-06

  • Dans la vidéo « 3 jours en Bretagne » de sa chaîne officielle, il cadre les agriculteurs en « chefs d'entreprise » entravés (« agrandir un bâtiment d'élevage, c'est parfois des années de recours ») et pose la compétitivité intra-européenne en condition de survie : sans « moyens de production comparables aux pays de l'UE », « c'est la mort de notre agriculture ».

    Chaîne officielle Gabriel Attal, corpus vidéo Polyfact ↗ · 2026-08-02

  • Sur CNEWS à Argelès-sur-Mer, il ouvre un axe hydrique absent de la position documentée : « bouclier tarifaire sur le prix de l'eau », protection des agriculteurs pour qui « l'eau est absolument vitale », et volonté de « libérer tous les freins aux projets de stockage de l'eau », en s'appuyant sur la loi d'urgence agricole votée au printemps 2026.

    CNEWS, corpus vidéo Polyfact ↗ · 2026-08-10

Ce que disent les personnes identifiées

Le corpus renverse la hiérarchie du trio : Travert est le plus actif — il préside la commission des affaires économiques, assume de réviser sa propre loi Egalim (« quand un dispositif ne fonctionne pas, on le modifie », 13 mai 2025) et entretient le lien avec l'agroalimentaire (reçu au CA de l'ANIA en avril 2026). Le Feur porte une ligne bio/eau/pesticides constante mais minoritaire : rapporteure pour avis sur la PPL Duplomb (mai 2025), ses amendements bio et captages au PJL urgence agricole de mai 2026 sont systématiquement rejetés — en tension avec la ligne stockage d'eau affichée par Gabriel Attal. Decerle, présenté comme principal spécialiste, est quasi absent du corpus : une seule intervention notable, à l'échelon européen, lors d'une audition à l'AN (4 nov. 2025). Aucun document du corpus ne relie explicitement les trois à Gabriel Attal sur cette période.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Édouard Philippe

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3 personnes identifiées : Vincent Louault, Christophe Béchu, Loïc Kervran

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Stockage accru de l’eau, lutte contre les surtranspositions françaises et priorité à la compétitivité dans la future PAC ; intérêt ancien pour l’innovation, la transmission et la transition. Attention : la note Horizons de 2023 se présente comme une réflexion, pas comme une position officielle.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 4 sources

Source Vae Solis : https://www.ladepeche.fr/2026/09/05/presidentielle-2027-agriculture-que-proposent-les-candidats-face-aux-crises-que-traversent-le-monde-agricole-13535844.php ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact montre une intensification nette en juin-juillet 2026 : la ligne agricole d'Édouard Philippe est formalisée au congrès des Jeunes Agriculteurs (Bourg-en-Bresse, 3 juin 2026) et enrichie de propositions absentes de la note de 2023 — constitutionnalisation de la sauvegarde de l'agriculture via la Charte de l'environnement, refonte d'Egalim avec fin des négociations annuelles, alerte transmission. Angle mort notable : aucun verbatim direct de Édouard Philippe sur l'agriculture dans ses interviews indexées ; sa doctrine circule exclusivement de seconde main via les relais Horizons, et rien en son nom propre sur le Mercosur, la loi Duplomb ou la PAC.

  • Au lendemain du discours de Édouard Philippe au congrès des Jeunes Agriculteurs, un orateur Horizons détaille à l'Assemblée nationale « ce que nous proposons avec le groupe Horizons, avec Édouard Philippe » : reconnaître le rôle de l'agriculture dans la Charte de l'environnement (« l'écologie ne se fera pas contre eux, mais avec eux »), « aucune surtransposition », et « revenir à l'esprit d'Egalim » en sortant des renégociations annuelles — deux propositions (Charte, Egalim) qui vont au-delà de la position déjà documentée.

    Assemblée nationale, séance publique (transcription vidéo) ↗ · 2026-06-04

  • Sur RMC, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) précise la proposition la plus structurante de Édouard Philippe : inscrire « demain dans la Constitution » le « principe de sauvegarde des agriculteurs et de l'agriculture », présentée comme réponse aux censures du Conseil constitutionnel sur les lois de simplification agricole, et qualifier de « folie » les négociations commerciales annuelles qu'Édouard Philippe veut « revoir complètement ».

    RMC (matinale, transcription vidéo) ↗ · 2026-06-18

  • L'axe transmission prend un tour chiffré : à Bourg-en-Bresse devant les Jeunes Agriculteurs, Édouard Philippe a « rappelé une réalité crue » — d'ici 2030, la moitié des agriculteurs auront pris leur retraite — argument repris dès le lendemain à l'Assemblée nationale dans le débat sur les retraites agricoles.

    Assemblée nationale, séance publique (transcription vidéo) ↗ · 2026-06-04

  • La séquence agricole de l'été 2026 est perçue à droite comme un investissement tardif du sujet : l'eurodéputée Céline Imart (PPE) accuse Édouard Philippe de « feindre de découvrir l'urgence agricole après avoir contribué à la provoquer » — signe que le corpus enregistre cette montée en puissance comme une inflexion de visibilité, pas de doctrine.

    Céline Imart (X) ↗ · 2026-08-31

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Vincent Louault est le porteur opérationnel de la verticale : très actif au Sénat sur le chapitre eau du PJL urgence agricole (amendement sur l'accès « non discriminatoire » des irrigants, 1er juillet 2026), cosignataire de la PPL Duplomb-Menonville-Louault contre la surréglementation phytosanitaire (janvier 2026), interpellant le gouvernement sur la PAC et le seuil loup (QAG, 25 février 2026), et témoignant en août 2026 sur X de l'arrêt de l'irrigation sur sa propre ferme tout en saluant la loi d'urgence sur l'eau. C'est aussi lui qui relaie publiquement les propositions agricoles de Édouard Philippe. Christophe Béchu est quasi silencieux sur l'agriculture stricto sensu : une seule prise de parole substantielle (France Inter, 7 juillet 2026), centrée sur l'eau — sobriété d'irrigation (« 15 % des surfaces en goutte-à-goutte ») mais refus explicite de la décroissance de la production, qui conduirait à « importer massivement de pays aux modèles moins vertueux ».

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Bruno Retailleau

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3 personnes identifiées : Céline Imart, Julien Dive, Laurent Duplomb

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Priorité à la production et au revenu ; suppression annoncée de l’OFB ; alignement des normes françaises sur le cadre européen ; soutien au stockage de l’eau et aux mégabassines ; ouverture aux semences génétiquement modifiées ; opposition au Mercosur.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://www.agri-mutuel.com/politique-economie/au-salon-bruno-retailleau-entre-en-guerre-contre-la-culture-du-blocage/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une doctrine agricole plus radicale et plus institutionnelle que la position déjà documentée : Bruno Retailleau propose de modifier la Constitution pour supprimer le principe de précaution et faire de l'agriculture un « intérêt fondamental de la nation », critique la « montée en gamme » comme un « piège », et développe fin août 2026 une rhétorique d'« État profond » administratif qui saboterait la volonté populaire. Il prend aussi le contre-pied du RN en refusant toute baisse de la contribution française au budget européen au nom de la PAC. Angle mort notable : aucun post X de son propre compte ni aucune intervention récente au Sénat sur les textes agricoles ne figure dans le corpus — sa parole agricole passe par les meetings, les matinales et ses relais parlementaires.

  • Au congrès des Jeunes Agriculteurs à Bourg-en-Bresse, Bruno Retailleau va au-delà de la simplification des normes : « Je modifierais la Constitution pour supprimer le principe de précaution » et pour inscrire l'agriculture comme « un intérêt fondamental de la nation ». Il y confirme la suppression de l'OFB (« certaines [agences] que je supprimerais comme l'OFB ») et chiffre l'effondrement : balance agricole à « -13 milliards hors vins et spiritueux ».

    YouTube — « Il y en a marre de l'idéologie », congrès Jeunes Agriculteurs ↗ · 2026-06-09

  • Devant les mêmes Jeunes Agriculteurs, il prend deux contre-pieds : il qualifie la stratégie de « montée en gamme », quand elle est « trop exclusive », de « piège » face à la paupérisation des exploitants, et refuse — à rebours du RN — toute annulation de la contribution française au budget de l'UE au nom de la PAC : « ce serait se tirer une balle dans le pied ». Il propose aussi de « changer la loi européenne » via le PPE contre le contournement d'Egalim par les centrales d'achat délocalisées.

    YouTube — congrès Jeunes Agriculteurs, Bourg-en-Bresse ↗ · 2026-06-09

  • À la Foire de Châlons, il durcit le registre : dénonçant « l'hypocrisie de l'écologie » et « ces idéologues [qui] ont empêché nos agriculteurs de stocker l'eau », il affirme : « je sais très bien qu'il y a un État profond… l'administration qui souterrainement va à l'encontre de la volonté populaire » — une rhétorique nouvelle qui déplace le débat des normes vers la loyauté de l'administration elle-même.

    CNews (vidéo Polyfact) — Retailleau à la Foire de Châlons ↗ · 2026-08-28

  • Le socle doctrinal est porté au Sénat par Laurent Duplomb, qui déclare en séance : « La France agricole est devenue l'homme malade de l'Europe et même le boulet de l'Europe », dénonce « l'hypocrisie à la française » (molécules interdites en France mais importées) et chiffre le retard hydrique : 154 m³ d'eau stockée par habitant contre 1 161 en Espagne.

    YouTube — Laurent Duplomb, séance publique du Sénat (PJL urgence agricole) ↗ · 2026-06-29

  • À l'Assemblée nationale, Julien Dive assure la défense concrète de la ligne : rapporteur de la loi Duplomb, il rattache en commission des affaires économiques ce texte à la colère agricole de 2023-2024 (revenus, transmission, « profonde distorsion de concurrence ») et dénonce l'incohérence de la PPL LFI visant à interdire l'importation de produits traités à l'acétamipride.

    Vidéo Polyfact — commission des affaires économiques, Assemblée nationale ↗ · 2025-11-18

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, la répartition des rôles est nette : Laurent Duplomb est le porteur le plus documenté — voix doctrinale au Sénat sur les normes, l'eau et l'acétamipride (loi promulguée le 11 août 2025, puis « Duplomb 2 » votée au Sénat fin juin 2026). Julien Dive tient le front de l'Assemblée nationale comme rapporteur et défenseur de la loi Duplomb en commission. Céline Imart est la moins présente dans le corpus : une matinale Sud Radio sur les NGT (« on ne peut pas devenir le musée de l'Europe », 24 juin 2026), son rôle de rapporteure PE sur la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire, et un post X du 28 août 2026 relayant mot pour mot les annonces de Bruno Retailleau à Châlons (« remplacer le principe de précaution par un principe d'innovation »). Aucun des trois n'apparaît via des posts X propres au-delà de ce relais, et Bruno Retailleau lui-même n'intervient plus en séance au Sénat sur les textes agricoles de la période.

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Marine Le Pen

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5 personnes identifiées : Grégoire de Fournas, Gilles Pennelle, Valérie Deloge, France Jamet, Hélène Laporte

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Souveraineté alimentaire et protection contre la concurrence jugée déloyale ; opposition au Mercosur ; produits français renforcés dans la restauration collective ; prix d’achat minimums ; assouplissement des contraintes environnementales et soutien à la production.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://www.ladepeche.fr/2026/09/05/presidentielle-2027-agriculture-que-proposent-les-candidats-face-aux-crises-que-traversent-le-monde-agricole-13535844.php ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une division du travail nette : Marine Le Pen concentre sa parole personnelle sur le Mercosur et la PAC — avec une inflexion assumée, elle revendique le recentrage national de la PAC comme une victoire de sa ligne (« ils nous ont donné raison ») et érige la renégociation des accords commerciaux en priorité de 2027 — tandis que les dossiers agricoles fins (loi Duplomb, prix planchers, restauration collective) sont portés par ses députés et eurodéputés, sans déclaration directe d'elle. Angle mort notable : Grégoire de Fournas, présenté par la presse comme son interlocuteur agriculture, est absent de toute expression directe dans le corpus sur 2025-2026.

  • Sur CNews (« La France en Face », 17 décembre 2025), Marine Le Pen assume un revirement sur la PAC — « nous demandions une nationalisation de la PAC… ils nous ont donné raison » — tout en dénonçant une baisse annoncée « de 22, 23, 24 % » des aides, et avance une proposition sanitaire concrète face à la dermatose nodulaire : vaccination massive préventive et choix laissé aux éleveurs entre abattage et confinement total, avec une indemnisation jugée « pas à la hauteur ».

    CNews / Europe 1 — « La France en Face » (vidéo, transcript Polyfact) ↗ · 2025-12-17

  • Le 27 février 2026, elle lance sur X un appel solennel à Emmanuel Macron pour refuser l'entrée en vigueur de l'accord Mercosur, accusant Ursula von der Leyen d'« outrepasser les votes de l'Assemblée nationale et du Parlement européen » et qualifiant l'application provisoire de « nulle et non avenue » — un déplacement du débat commercial sur le terrain institutionnel et démocratique.

    X — @MLP_officiel ↗ · 2026-02-27

  • Le 24 avril 2026, elle dénonce des « clauses techniques » ajoutées « en catimini » à l'accord Mercosur qui favoriseraient le dumping d'un géant brésilien de la viande (86 milliards de dollars de chiffre d'affaires), et annonce que « la renégociation profonde de ce cadre commercial naïf et dépassé » sera en 2027 sa « priorité absolue » — la verticale agricole devient ainsi explicitement un axe de plateforme présidentielle.

    X — @MLP_officiel ↗ · 2026-04-24

  • En commission AGRI du Parlement européen (2 septembre 2026), Gilles Pennelle opérationnalise la ligne prix : le groupe des Patriotes a déposé « près de 400 amendements » à la future PAC 2028-2034 et défend « un seuil d'intervention fixé à 100 % des coûts de production », contre le rapporteur « qui revient à accepter que les agriculteurs puissent travailler à perte jusqu'à hauteur de 20 % » — allant au-delà du principe des prix minimums en le traduisant en mécanisme de marché européen.

    Parlement européen — commission AGRI (webstreaming, transcript Polyfact) ↗ · 2026-09-02

  • Valérie Deloge revendique le 30 avril 2026 une « VICTOIRE » avec l'adoption au Parlement européen du rapport sur l'élevage durable, dont elle était référente pour le groupe Patriotes pour l'Europe (« innovation, génétique, santé animale : des moyens indispensables pour notre souveraineté alimentaire ») — un positionnement pro-innovation qui complète le registre défensif anti-Mercosur du reste de la ligne.

    X — @valeriedeloge ↗ · 2026-04-30

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, les deux relais européens sont très actifs et se répartissent les rôles : Gilles Pennelle porte le travail lourd d'amendements en commission AGRI (future PAC, seuil d'intervention à 100 % des coûts, remise en cause des accords commerciaux eux-mêmes, opposition à l'entrée sans contingent des pommes arméniennes) mais est absent des réseaux sociaux ; Valérie Deloge assure la visibilité publique sur X (élevage, Mercosur, PAC, soutien à un éleveur condamné) et revendique explicitement le tandem avec Pennelle en commission (post du 16 juillet 2026). À l'inverse, Grégoire de Fournas n'apparaît dans aucune expression directe sur 2025-2026 : il n'est mentionné que par des tiers, ses seuls actes propres au corpus (proposition de résolution sur la souveraineté agricole, commission d'enquête sur la souveraineté alimentaire) datant de la précédente législature.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)