Cartographie des équipes présidentielles 2027 par Vae Solis Communications visualisation et analyses de corpus par Polyfact

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Marine Le Pen

Rassemblement national

Les personnes identifiées autour de Marine Le Pen, verticale par verticale, et ses positions publiques.

Tech / IA

Santé

Agriculture

Transports / infrastructures

Économie / finances

Culture / sport

Logement

Énergie

Défense

Sécurité/Justice

Cliquez sur un nom du nuage pour ouvrir sa fiche : rôle, statut, confiance et justification quand le partenaire l’a documenté, sinon son seul cercle dans la vue d’ensemble.

État-major de campagne

Renseigné par Polyfact

Direction de campagne, porte-parole, responsables : les fonctions transversales, hors verticales, d’après des sources publiques.

Photos des personnalités :

TrisHR, Marc-Alexandre de Fleurian (CC BY-SA 4.0, recadré par Polyfact) · Wikimedia Commons

Renaud Labaye (© Rassemblement National, recadré par Polyfact)

1 portrait officiel (© Union européenne, source : Parlement européen, recadré par Polyfact)

Verticale par verticale

5 personnes identifiées : Antoine Golliot, Alexandre Sabatou, Aurélien Lopez-Liguori, Gilles Lebreton, Virginie Joron

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Approche souverainiste et encadrement humain de l’IA, notamment dans la justice, la santé et la défense ; position historiquement portée par Gilles Lebreton, sans rôle 2027 public confirmé.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 3 sources

Source Vae Solis : https://rassemblementnational.fr/communiques/le-rapport-rn-sur-lintelligence-artificielle-est-definitivement-adopte-par-le-parlement-europeen ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact montre une inflexion récente : le 19 juin 2026, au salon VivaTech, Marine Le Pen a pris pour la première fois une série de positions publiques directes sur l'IA, exclusivement sous l'angle de la souveraineté technologique et de la compétitivité — sans aucune dimension d'encadrement ou de régulation (aucune mention de l'AI Act, de la justice, de la santé ou de la défense en son nom). L'angle mort est net : le volet « encadrement humain » de la position documentée n'apparaît nulle part dans sa parole publique récente, et Gilles Lebreton est totalement absent du corpus sur cette verticale.

  • À VivaTech, Marine Le Pen cadre l'IA comme un enjeu de souveraineté nationale et d'attractivité économique : « Ce qui est primordial, c'est de développer nos propres outils en matière de nouvelles technologies et d'intelligence artificielle. C'est un enjeu de souveraineté nationale, et d'attractivité pour nos entreprises. »

    Post X — @mlp_officiel (VivaTech) ↗ · 2026-06-19

  • Elle assigne à l'IA une double mission économique et administrative — « améliorer les politiques publiques » et « permettre à nos entreprises de se développer » — avec un engagement d'accompagnement des entreprises innovantes françaises, sans évoquer de garde-fous.

    Post X — @mlp_officiel (VivaTech) ↗ · 2026-06-19

  • Réagissant à une déclaration de Donald Trump sur Anthropic, elle retourne la pression américaine en argument pro-filière française : « Donald Trump nous force à la souveraineté. Ça tombe bien, c'est notre objectif ! Un grand nombre de pays choisiront très certainement des solutions françaises, qui sont à la pointe dans le domaine de l'IA. » Le souverainisme IA devient offensif et exportateur, plus seulement défensif.

    Post X — @mlp_officiel (VivaTech) ↗ · 2026-06-19

Ce que disent les personnes identifiées

Gilles Lebreton n'apparaît nulle part dans le corpus sur l'IA ou le numérique : des recherches remontant à 2014 (débats, avis JURI, vidéos du Parlement européen, X) ne le montrent que sur des sujets sans rapport (subventions étrangères, droits des passagers aériens). Son expertise IA historique ne se traduit par aucune prise de parole publique récente captée par le corpus : sur cette verticale, c'est Marine Le Pen elle-même qui porte seule le discours, et uniquement sous l'angle souverainiste-économique.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

1 personne identifiée : Joëlle Mélin

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Moratoire sur les fermetures de lits, accès territorial aux soins et revalorisation des soignants ; Joëlle Mélin demeure le principal relais identifié.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://archives.rassemblementnational.fr/wp-content/uploads/2025/09/250915_tract_majorite%CC%81.pdf ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre que Marine Le Pen parle peu de santé en propre et presque toujours par un prisme territorial (« carences de l'État » sur les déserts médicaux) ou migratoire (couplage franchises/AME) ; ses solutions sont exclusivement incitatives, jamais coercitives sur l'installation des médecins. La « revalorisation des soignants » de la position documentée n'est pas retrouvée dans ses déclarations récentes : le portage parlementaire santé est délégué à ses députés, et le sujet est quasi absent de ses meetings et grands entretiens 2026.

  • Sa formulation programmatique la plus récente sur les déserts médicaux (avril 2026) — rémunération majorée en zones sous-dotées, maintien incitatif des médecins retraités, arrêt des fermetures de services de proximité — confirme un refus implicite de toute coercition à l'installation, alors qu'elle est restée totalement silencieuse sur la PPL Garot et les débats 2025-2026 sur la régulation de l'installation.

    X @MLP_officiel ↗ · 2026-04-24

  • Elle a érigé le couplage franchises médicales / aide médicale d'État en condition explicite de censure : « S'il s'agit de doubler les franchises […] et en revanche retirer les minimes restrictions à l'aide médicale d'État dont bénéficient les clandestins, ce sera non pour nous » (TF1, sept. 2025), ligne réitérée lors de la motion de censure d'octobre 2025 dénonçant la fiscalisation des indemnités journalières de longue maladie comme une « indécence sociale ».

    TF1 20H (verbatim vidéo Polyfact) ↗ · 2025-09-11

  • Son seul acte parlementaire santé en propre sur la période est une question écrite défendant les maisons médicales de garde privées contre l'obligation de régulation par le centre 15 après 20h (« 40 € contre 200 € aux urgences ») — un angle pro-initiative privée et critique des ARS que ne couvre pas sa position publique centrée sur l'hôpital public.

    Question écrite AN QANR5L17QE12076 ↗ · 2025-12-29

  • Joëlle Mélin a livré sa doctrine santé la plus articulée lors de l'audition du directeur général de la Cnam (juillet 2026) : déficit de 15 milliards, « comptes sociaux hors de contrôle », « décisions d'austérité tarifaire » accusées d'avoir créé déserts médicaux et pénuries de médicaments, et revendication que « les parlementaires reprennent la main » sur la gouvernance de la sécurité sociale.

    Audition Cnam, commission des affaires sociales AN (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-07-15

  • Mélin est rapporteure de la proposition de résolution créant une commission d'enquête « visant à lever les incertitudes budgétaires en matière de sécurité sociale » — elle porte donc un dossier structurant sur les finances sociales, plutôt que sur les lits d'hôpital ou la rémunération des soignants, thèmes sur lesquels le corpus ne montre presque rien à son nom.

    Dossier législatif AN DLR5L17N53370 ↗ · 2025-12-18

Ce que disent les personnes identifiées

Joëlle Mélin est très active dans le corpus, mais sur des terrains partiellement décalés par rapport à la position documentée : finances sociales (rapporteure de la commission d'enquête sur les incertitudes budgétaires de la sécu, interventions répétées sur le PLFSS 2026) et fin de vie (amendement adopté en mai 2025, cosignature de la saisine du Conseil constitutionnel), plutôt que fermetures de lits ou revalorisation des soignants, quasi absentes de ses prises de parole. Le portage santé RN à l'Assemblée est en réalité réparti : Gaëtan Dussausaye apparaît comme rapporteur RN sur le PLFSS 2026 en nouvelle lecture, et d'autres députés RN (Frappé, Taché) portent les dossiers hôpital via questions écrites — pendant que Marine Le Pen se limite à la censure budgétaire et au cadrage territorial/migratoire.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

5 personnes identifiées : Grégoire de Fournas, Gilles Pennelle, Valérie Deloge, France Jamet, Hélène Laporte

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Souveraineté alimentaire et protection contre la concurrence jugée déloyale ; opposition au Mercosur ; produits français renforcés dans la restauration collective ; prix d’achat minimums ; assouplissement des contraintes environnementales et soutien à la production.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://www.ladepeche.fr/2026/09/05/presidentielle-2027-agriculture-que-proposent-les-candidats-face-aux-crises-que-traversent-le-monde-agricole-13535844.php ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une division du travail nette : Marine Le Pen concentre sa parole personnelle sur le Mercosur et la PAC — avec une inflexion assumée, elle revendique le recentrage national de la PAC comme une victoire de sa ligne (« ils nous ont donné raison ») et érige la renégociation des accords commerciaux en priorité de 2027 — tandis que les dossiers agricoles fins (loi Duplomb, prix planchers, restauration collective) sont portés par ses députés et eurodéputés, sans déclaration directe d'elle. Angle mort notable : Grégoire de Fournas, présenté par la presse comme son interlocuteur agriculture, est absent de toute expression directe dans le corpus sur 2025-2026.

  • Sur CNews (« La France en Face », 17 décembre 2025), Marine Le Pen assume un revirement sur la PAC — « nous demandions une nationalisation de la PAC… ils nous ont donné raison » — tout en dénonçant une baisse annoncée « de 22, 23, 24 % » des aides, et avance une proposition sanitaire concrète face à la dermatose nodulaire : vaccination massive préventive et choix laissé aux éleveurs entre abattage et confinement total, avec une indemnisation jugée « pas à la hauteur ».

    CNews / Europe 1 — « La France en Face » (vidéo, transcript Polyfact) ↗ · 2025-12-17

  • Le 27 février 2026, elle lance sur X un appel solennel à Emmanuel Macron pour refuser l'entrée en vigueur de l'accord Mercosur, accusant Ursula von der Leyen d'« outrepasser les votes de l'Assemblée nationale et du Parlement européen » et qualifiant l'application provisoire de « nulle et non avenue » — un déplacement du débat commercial sur le terrain institutionnel et démocratique.

    X — @MLP_officiel ↗ · 2026-02-27

  • Le 24 avril 2026, elle dénonce des « clauses techniques » ajoutées « en catimini » à l'accord Mercosur qui favoriseraient le dumping d'un géant brésilien de la viande (86 milliards de dollars de chiffre d'affaires), et annonce que « la renégociation profonde de ce cadre commercial naïf et dépassé » sera en 2027 sa « priorité absolue » — la verticale agricole devient ainsi explicitement un axe de plateforme présidentielle.

    X — @MLP_officiel ↗ · 2026-04-24

  • En commission AGRI du Parlement européen (2 septembre 2026), Gilles Pennelle opérationnalise la ligne prix : le groupe des Patriotes a déposé « près de 400 amendements » à la future PAC 2028-2034 et défend « un seuil d'intervention fixé à 100 % des coûts de production », contre le rapporteur « qui revient à accepter que les agriculteurs puissent travailler à perte jusqu'à hauteur de 20 % » — allant au-delà du principe des prix minimums en le traduisant en mécanisme de marché européen.

    Parlement européen — commission AGRI (webstreaming, transcript Polyfact) ↗ · 2026-09-02

  • Valérie Deloge revendique le 30 avril 2026 une « VICTOIRE » avec l'adoption au Parlement européen du rapport sur l'élevage durable, dont elle était référente pour le groupe Patriotes pour l'Europe (« innovation, génétique, santé animale : des moyens indispensables pour notre souveraineté alimentaire ») — un positionnement pro-innovation qui complète le registre défensif anti-Mercosur du reste de la ligne.

    X — @valeriedeloge ↗ · 2026-04-30

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, les deux relais européens sont très actifs et se répartissent les rôles : Gilles Pennelle porte le travail lourd d'amendements en commission AGRI (future PAC, seuil d'intervention à 100 % des coûts, remise en cause des accords commerciaux eux-mêmes, opposition à l'entrée sans contingent des pommes arméniennes) mais est absent des réseaux sociaux ; Valérie Deloge assure la visibilité publique sur X (élevage, Mercosur, PAC, soutien à un éleveur condamné) et revendique explicitement le tandem avec Pennelle en commission (post du 16 juillet 2026). À l'inverse, Grégoire de Fournas n'apparaît dans aucune expression directe sur 2025-2026 : il n'est mentionné que par des tiers, ses seuls actes propres au corpus (proposition de résolution sur la souveraineté agricole, commission d'enquête sur la souveraineté alimentaire) datant de la précédente législature.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Transports / infrastructures

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3 personnes identifiées : Pierre Meurin, Mathilde Androuët, Matthias Renault

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Baisse des taxes sur l’énergie et les carburants, protection des mobilités du quotidien et des territoires ; volet infrastructures 2027 encore peu détaillé.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 4 sources

Source Vae Solis : https://archives.rassemblementnational.fr/wp-content/uploads/2025/09/250915_tract_majorite%CC%81.pdf ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Sur la fenêtre 2025-2026, le corpus montre un discours transports de Marine Le Pen presque entièrement absorbé par la fiscalité des carburants (crise des prix du printemps 2026, demande répétée de TVA à 5,5 % sur l'énergie) et par la bataille contre les ZFE, avec l'annonce en mai 2026 d'une proposition de loi de suppression après la censure du Conseil constitutionnel. En revanche, ferroviaire, aérien, péages et investissement dans les infrastructures restent des angles morts : aucune déclaration attribuable à Marine Le Pen n'y apparaît malgré des recherches dédiées. Le dossier ZFE est concrètement porté au Parlement par Pierre Meurin, pas par la candidate elle-même.

  • En pleine crise des prix des carburants, Marine Le Pen réclame en urgence la baisse de la TVA sur l'énergie : « nous sommes pour la baisse de 20 à 5,5 de la TVA sur l'ensemble de l'énergie, mais a fortiori quand on est en situation de crise, il faut le mettre en place de manière urgente ».

    Vidéo — intervention de Marine Le Pen (corpus Polyfact) ↗ · 2026-04-01

  • Quelques jours plus tôt, en matinale sur France Inter, elle accuse l'État de « profiter » de la crise des carburants et redemande une baisse des taxes — la fiscalité des carburants est le seul volet transports qu'elle porte alors publiquement.

    Matinale France Inter — Marine Le Pen (corpus Polyfact) ↗ · 2026-03-25

  • Après la censure du Conseil constitutionnel, Marine Le Pen annonce une offensive législative contre les ZFE : « nous allons demander à la présidente de l'Assemblée nationale d'inscrire à l'ordre du jour… une PPL sur la suppression des ZFE », accusant le Conseil de contraindre « la volonté exprimée par le peuple » sur les ZFE, le ZAN et l'immigration.

    Matinale BFMTV/RMC — Marine Le Pen (corpus Polyfact) ↗ · 2026-05-22

  • Le combat anti-ZFE a une profondeur parlementaire portée par Pierre Meurin : auteur de deux propositions de loi de suppression des ZFE (2022 et février 2025), dont le parcours a abouti à un vote de suppression (AN, Sénat, CMP en janvier 2026), comme le rappelle un texte déposé à l'Assemblée en mai 2026.

    Assemblée nationale — proposition de résolution (corpus Polyfact) ↗ · 2026-05-26

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, les trois relais nommés pèsent très inégalement. Pierre Meurin est le véritable porteur du dossier : artisan parlementaire de la suppression des ZFE (deux PPL, abrogation actée en avril 2026), il va jusqu'à rejeter le compromis gouvernemental. Matthias Renault n'apparaît que sur un sujet connexe : la défense en séance, au nom du RN, de la suppression du ZAN (« la loi climat et résilience a été une immense erreur », 28 mai 2025 — https://www.polyfact.com/sources/CRSANR5L17S2025O1N219?redirect=true), sans trace sur carburants, ferroviaire ou budget transports. Mathilde Androuët, elle, est absente du corpus sur transports/mobilité malgré des recherches dédiées (textes, vidéos PE/AN).

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Économie / finances

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3 personnes identifiées : Jean-Philippe Tanguy, Maxime Amblard, Alexandre Loubet

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Patriotisme économique, compétitivité et simplification, baisse des taxes sur l’énergie ; contre-budget 2026 comme base de crédibilisation financière, avec François Durvye et Jean-Philippe Tanguy au premier plan.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://rassemblementnational.fr/post/freins-a-la-croissance-et-simplification-jordan-bardella-et-marine-le-pen-associent-le-monde-economique ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus révèle une inflexion majeure fin août 2026 : au débat présidentiel du MEDEF, Marine Le Pen s'est ralliée à une « règle d'or » constitutionnelle sur la dette et a annoncé 125 milliards d'euros d'économies — un renversement de sa doctrine de 2012, présenté par un cadre RN comme destiné à « rassurer les marchés ». Cette conversion à la rigueur coexiste avec le maintien de promesses coûteuses affirmées au printemps (retraite à 60/62 ans, TVA à 5,5 % sur toute l'énergie sans ciblage), et le détail du plan restait non publié au 8 septembre 2026, avec des cadrages divergents entre ses relais. Angle mort notable : aucun post X direct de Marine Le Pen sur l'économie dans le corpus, et le volet énergie-nucléaire y est quasi inaudible.

  • Renversement doctrinal sur la dette : Marine Le Pen propose désormais un « frein à la dette » constitutionnel à l'allemande et un plan de 125 milliards d'euros d'économies, alors qu'elle qualifiait la règle d'or de « chape de plomb pour les peuples » en 2012 ; Public Sénat parle d'une première et d'un renversement de doctrine.

    Public Sénat — Débat sur l'annulation de la dette publique et la règle d'or ↗ · 2026-09-02

  • Lors de la motion de censure sur le budget 2026, Marine Le Pen a ciblé frontalement le gel du barème de l'impôt sur le revenu : « un véritable musée de toutes les horreurs coincées depuis des années dans les tiroirs de Bercy… pas une année blanche mais une année noire », dénonçant « 19 milliards d'impôts supplémentaires dont 10 pour le seul impôt sur le revenu » touchant « 200 000 foyers de la classe moyenne », et l'absence d'effort sur « le maquis des agences ».

    Assemblée nationale — discours de motion de censure de Marine Le Pen (vidéo) ↗ · 2025-10-16

  • Sur l'énergie, elle défend une TVA à 5,5 % « pérenne » sur carburant, gaz, électricité et fioul, en refusant tout ciblage social (« l'énergie est un bien de première nécessité »), et préfère une taxe sur les superprofits — ayant « vocation à remplacer la surtaxe IS » contre laquelle le RN a voté — « plutôt que d'attendre la bonne volonté de Total ».

    RTL — Marine Le Pen, invitée de la matinale (intégrale) ↗ · 2026-05-13

  • Tension interne au virage rigueur : elle maintient le retour de la retraite à 62 ans (60 pour les carrières longues) — « oui, ça reste d'actualité dans le contexte économique qu'on connaît » —, refuse une hausse du SMIC (« trappe à bas salaires ») et assume une TVA énergie à 5,5 % pour tous : « il faut arrêter avec cette dinguerie socialiste… tout pèse aujourd'hui sur les classes moyennes ».

    BFMTV/RMC — Marine Le Pen, invitée d'Apolline de Malherbe ↗ · 2026-05-22

  • En coulisses, la presse documente la marginalisation de la ligne pro-business : François Durvye a été écarté des réunions programmatiques de mi-juillet et décrit comme « pas serein sur son avenir », dans le contexte d'un arbitrage perdu par la ligne « libérale » proche de Bardella sur les retraites (retour à la promesse 60/62 ans de 2022).

    Politico Playbook Paris ↗ · 2026-07-28

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Jean-Philippe Tanguy est le porte-voix budgétaire : sur LCI face à Thierry Breton (27-28 août 2026), il assume la règle d'or « par référendum », défend des économies « ciblées » plutôt que des « coups de rabot » et attribue le chiffre de 125 milliards à la Cour des comptes et au HCFP. Alexandre Loubet déborde de l'industrie vers le fiscal-budgétaire : sur BFM Business (3 septembre 2026), il annonce le contre-budget pour « fin septembre début octobre », détaille désagencification (8 Mds) et hausse de la taxe sur les rachats d'actions (8 % → 33 %) — mais parle de « 125 milliards d'économies nettes par an », un cadrage divergent de celui de Tanguy (effort étalé). François Durvye n'apparaît qu'à travers les récits de sa mise à l'écart puis de son retrait avant le débat MEDEF (Politico, 28 juillet et 28 août 2026), sans aucune parole directe. Maxime Amblard est quasi absent du corpus sur l'énergie et le nucléaire sur les douze derniers mois.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

3 personnes identifiées : Philippe Ballard, Caroline Parmentier, Julien Odoul

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Accent sur patrimoine, identité et transmission ; plusieurs relais parlementaires en commission culture, mais aucun pilote culture/sport 2027 officiellement publié dans les sources consultées.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO845401/2026-04-19 ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Au-delà de la position déjà documentée, le corpus montre une inflexion nette : la verticale culture du camp Marine Le Pen s'est cristallisée en 2025-2026 autour d'une offensive coordonnée contre l'audiovisuel public, que Marine Le Pen a elle-même durcie en juin 2026 en assumant publiquement la privatisation d'« une grande partie » du service public. La culture y est presque exclusivement traitée par le prisme identitaire (langue, assimilation), et le sport reste un angle mort : aucune parole directe de la candidate n'apparaît dans le corpus sur ce volet, seul Julien Odoul l'aborde via des amendements sur les droits TV du sport professionnel.

  • Sur France Culture le 24 juin 2026, Marine Le Pen a assumé la privatisation d'« une grande partie, pas l'exclusivité » de l'audiovisuel public — « il faut évidemment garder un service public mais beaucoup plus réduit » —, chiffrant son coût à « quatre milliards par an », tout en voulant préserver « la voix de la France dans le monde » et le lien avec les outre-mer.

    Matinale France Culture (transcription Polyfact) ↗ · 2026-06-24

  • Lors du Grand Entretien LCI du 1er juillet 2026, Marine Le Pen a abordé la culture presque exclusivement par le prisme identitaire : défense des parlers régionaux (« chez moi c'est « damoui », en Bretagne. Et il faut d'ailleurs que ça reste »), assimilation comme « démarche individuelle » et dénonciation d'une « hostilité nourrie à l'égard de la France » chez les deuxième et troisième générations d'immigration.

    Grand Entretien LCI (transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-01

  • Caroline Parmentier mène une offensive continue contre France Télévisions en commission des affaires culturelles : lors de l'audition de Delphine Ernotte le 18 février 2026, elle a dénoncé un « militantisme de gauche payé avec l'argent des Français » et une prime de performance de 80 000 euros, après avoir pointé en décembre 2025 le déficit de 81 M€ relevé par la Cour des comptes et les 110,6 M€ de subventions au comité d'entreprise.

    Audition Ernotte/Veil, commission des affaires culturelles AN (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-02-18

  • Julien Odoul a obtenu un résultat concret sur le Pass Culture : sa question écrite du 12 janvier 2026 dénonçant le financement d'un « livre islamiste prônant la haine » a reçu une réponse ministérielle confirmant le retrait de l'ouvrage (arrêté du 3 décembre 2025) — illustration d'une stratégie de contrôle des contenus culturels subventionnés.

    Question écrite QE12148, Assemblée nationale ↗ · 2026-01-12

  • Le 6 mai 2026, lors de l'audition de la ministre de la Culture, les deux relais ont convergé : Julien Odoul a qualifié l'audiovisuel public de « fabrique de francophobie » tandis que Caroline Parmentier interpellait la ministre sur les suites du rapport Alloncle et la réforme des 4 milliards d'euros de l'audiovisuel public — signe d'une ligne coordonnée en commission.

    Audition de la ministre de la Culture, commission des affaires culturelles AN (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-05-06

Ce que disent les personnes identifiées

Le corpus confirme une répartition des rôles nette entre les deux relais nommés. Caroline Parmentier est la voix orale : elle porte quasi exclusivement le front audiovisuel public en commission (débats d'avril 2025, soutien à la commission d'enquête en octobre 2025, auditions Cour des comptes puis Ernotte), avec un registre de dénonciation des dépenses et du « biais » du service public. Julien Odoul est le bras législatif, et le seul à couvrir le sport : amendements PLF (patrimoine, sécurité des musées, indicateur « coût par téléspectateur » de France Télévisions), question écrite sur le Pass Culture, et amendements visant à interdire la cession des droits TV du sport professionnel à des États ou fonds souverains étrangers (rejetés ou non soutenus). Marine Le Pen elle-même reste silencieuse sur le sport dans le corpus — l'écart entre son discours (audiovisuel, identité) et le travail parlementaire de ses relais dessine une verticale portée d'en bas plutôt que par la candidate.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

2 personnes identifiées : Frédéric Falcon, Thomas Ménagé

6 personnes identifiées : Jean-Philippe Tanguy, Maxime Amblard, Alexandre Loubet, Ambroise de Rancourt, Thomas Ménagé, Mathilde Paris

3 personnes identifiées : Frank Giletti, Renaud Labaye, Pierre‑Romain Thionnet

Sécurité/Justice

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7 personnes identifiées : Jean-Paul Garraud, Yoann Gillet, Philippe Olivier, Marie-France Lorho, Michaël Taverne, Matthieu Valet, Émeric Salmon