Cartographie des équipes présidentielles 2027 par Vae Solis Communications visualisation et analyses de corpus par Polyfact

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Jean-Luc Mélenchon

La France insoumise

Les personnes identifiées autour de Jean-Luc Mélenchon, verticale par verticale, et ses positions publiques.

Tech / IA

Santé

Agriculture

Transports / infrastructures

Économie / finances

Culture / sport

Logement

Énergie

Défense

Sécurité/Justice

Cliquez sur un nom du nuage pour ouvrir sa fiche : rôle, statut, confiance et justification quand le partenaire l’a documenté, sinon son seul cercle dans la vue d’ensemble.

État-major de campagne

Renseigné par Polyfact

Direction de campagne, porte-parole, responsables : les fonctions transversales, hors verticales, d’après des sources publiques.

Photos des personnalités :

Claire Jacquin (CC BY 4.0, recadré par Polyfact) · Wikimedia Commons

G.Garitan (CC BY-SA 4.0, recadré par Polyfact) · Wikimedia Commons

Tomkiou (CC0) · Wikimedia Commons

1 portrait officiel (© Assemblée nationale, recadré par Polyfact)

Verticale par verticale

4 personnes identifiées : Clémence Guetté, Hadrien Clouet, Arnaud Saint-Martin, Aurélien Saintoul

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Création d’un grand pôle public du numérique et de l’IA ; infrastructures de calcul et cloud souverains ; recherche ouverte et logiciels libres ; réduction des dépendances étrangères dans les secteurs critiques.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2026/06/01/choose-france-macron-transforme-la-france-en-colonie-numerique-des-geants-mondiaux-de-lia/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact montre que la position programmatique se traduit en 2025-2026 par des actes concrets (amendements de nationalisation et de désengagement de Palantir, rapports OPECST) et par un durcissement géopolitique du discours de Jean-Luc Mélenchon lui-même, qui lie désormais frontalement numérique et dépendance aux États-Unis. Angle mort notable : ni calendrier, ni acteurs français nommés (Mistral, Hugging Face absents), et le thème des logiciels libres n'apparaît jamais dans sa parole directe — il vit surtout via ses relais parlementaires.

  • Dans un long entretien à Brut, Jean-Luc Mélenchon détaille une position plus nuancée que le programme : refus de « jeter l'intelligence artificielle à la poubelle », appel à identifier métier par métier ce que l'IA peut remplacer et à une planification par branche, tout en exigeant « une intelligence artificielle française » et une souveraineté des données « chez nous, contrôlée par nous, pas à l'encan ».

    Interview Brut (Rémy Buisine), vidéo YouTube ↗ · 2026-05-03

  • Sur X, Jean-Luc Mélenchon durcit le registre géopolitique : « La France est pieds et poings liés aux États-Unis d'Amérique. C'est aussi le cas en matière de numérique. La quasi-totalité de nos données sont stockées sur leurs serveurs. » — le numérique devient un cas d'école de sa doctrine de non-alignement, au-delà du seul cloud souverain.

    Post X @jlmelenchon ↗ · 2026-06-21

  • Aurélien Saintoul associe explicitement Jean-Luc Mélenchon à une ligne d'encadrement éthique de l'IA militaire : « L'IA répond à tout mais elle ne répond de rien. La France doit porter l'interdiction des systèmes d'armes létales autonomes pilotés par l'IA. Avec @JLMelenchon, nous fixerons les règles pour que l'IA reste au service de l'humanité et de la Paix. » — un volet (armes autonomes) absent de la position documentée.

    Post X @a_saintoul ↗ · 2026-06-19

  • Au Parlement, Saintoul traduit la ligne souverainiste en amendements à la programmation militaire visant à remplacer les logiciels américains Palantir par « une solution logicielle souveraine de traitement de données », avec « contrôle total sur les outils utilisés, sur les données qu'ils traitent ainsi que sur la transparence des algorithmes » — l'un des deux amendements a été adopté.

    Amendement n°377, PL actualisation programmation militaire 2024-2030 (Assemblée nationale) ↗ · 2026-04-29

  • Arnaud Saint-Martin porte le versant recherche/spatial de la souveraineté technologique : son amendement propose de faire du Centre spatial guyanais un « avant-poste souverain » repris à 100 % par l'État et ouvert à des coopérations avec les nations spatiales du Sud, en critique de la dépendance européenne — amendement rejeté, mais révélateur d'une extension de la doctrine à l'infrastructure spatiale.

    Amendement n°432, PL programmation militaire (Assemblée nationale) ↗ · 2026-04-17

Ce que disent les personnes identifiées

Le corpus fait apparaître un binôme aux rôles distincts. Aurélien Saintoul est la voix publique et militante : très présent sur X (où il se réclame explicitement de Jean-Luc Mélenchon), auteur d'amendements offensifs (Palantir, souveraineté des données), positionné sur l'audiovisuel public et les armes autonomes. Arnaud Saint-Martin apparaît comme l'expert institutionnel, quasi absent de X : rapporteur à l'OPECST sur l'IA et le vol spatial habité, co-rapporteur sur la constellation Iris2, auteur d'initiatives sur le Centre spatial guyanais et le droit spatial — il pèse par rapports et auditions plutôt que par la parole publique.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

2 personnes identifiées : Karim Khelfaoui, Hadrien Clouet

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Renforcement massif de l’hôpital et de la psychiatrie publics ; recrutements ; ouverture annoncée de lits en pédopsychiatrie et de postes de psychologues en CMP ; interdiction de la contention mécanique.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2026/06/02/rapport-de-la-cglpl-la-psychiatrie-grande-casse-nationale/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus révèle une inflexion nette en 2026 : au meeting de Saint-Denis (7 juin 2026), Jean-Luc Mélenchon a annoncé la « Sécurité sociale intégrale » comme mesure phare pour 2027, financée « en réorganisant les ressources » de la Sécu et contre la TVA sociale, tout en déplaçant son discours santé vers les « maladies écologiques » (pesticides, malbouffe, polluants) — sans développer l'hôpital ni la psychiatrie, ce que François Ruffin lui a publiquement reproché. Les thèmes d'offre de soins de la position documentée apparaissent surtout portés par ses relais parlementaires, pas par lui directement.

  • Au meeting de Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon annonce la « Sécurité sociale intégrale » et son cadre de financement : « quand l'urgence est à la remise en ordre des comptes de la sécurité sociale, nous le ferons en réorganisant ses ressources », rejet de « la TVA sociale qui sournoisement a été imposée par Macron », et volonté d'« étendre son principe à d'autres domaines de l'existence ».

    Meeting de Saint-Denis (YouTube, chaîne fr-jlm) ↗ · 2026-06-07

  • Dans le même discours, il déplace la question sanitaire vers la santé environnementale : « Nous sommes dans l'ère des maladies écologiques… épidémie de cancer, de diabète, d'infertilité », mettant en cause pesticides, amiante, cadmium, polluants éternels et « malbouffe ultra-transformée » chiffrée à « 19 milliards d'euros par an », avec promesse d'« interdire l'usage des polluants cancérigènes » — un angle absent de la position hospitalière documentée.

    Meeting de Saint-Denis (YouTube, chaîne fr-jlm) ↗ · 2026-06-07

  • Tension à gauche sur cet angle : François Ruffin relève publiquement que dans ce discours de Saint-Denis, « pas une seule fois, il ne prononce les mots… hôpital » — observation corroborée par le transcript du meeting, où l'hôpital n'est pas développé.

    François Ruffin sur X ↗ · 2026-06-09

  • Hadrien Clouet prolonge la doctrine sur un terrain santé-climat : sur franceinfo, il affirme que « hôpitaux, EHPAD, ceux-là doivent être climatisés c'est une évidence » et propose une « sécurité sociale climatique », déclinaison de l'extension du principe Sécu annoncée par Jean-Luc Mélenchon.

    Franceinfo, le 8h30 (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-07-28

  • Sur le financement, la ligne est ancienne et constante chez Clouet : dès le PLFSS 2025 en commission des affaires sociales, il attaquait le recours aux primes défiscalisées — « plutôt que d'augmenter les salaires, qui génèrent des cotisations finançant la sécurité sociale, vous préférez distribuer des primes » — soubassement du refinancement de la Sécu par les cotisations.

    Rapport n°487 T.III, commission des affaires sociales, Assemblée nationale ↗ · 2024-10-21

Ce que disent les personnes identifiées

Hadrien Clouet est très visible dans le corpus et porte concrètement le volet santé-protection sociale : financement de la Sécu par les cotisations (PLFSS 2025), usure professionnelle (co-rapporteur MECSS sur le Fipu, 30 juin 2026), fin de vie et accompagnement du deuil (commission, avril 2025), santé-climat (« sécurité sociale climatique »), et il a relayé dans l'hémicycle dès le 9 juin 2026 « la sécurité sociale intégrale comme l'a annoncé Jean-Luc Mélenchon dimanche à Saint-Denis ». En revanche, rien de lui dans le corpus sur la psychiatrie, la contention ou les déserts médicaux. Karim Khelfaoui est totalement absent du corpus Polyfact : aucune prise de parole santé documentée (seuls des homonymes dans des actes administratifs).

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

5 personnes identifiées : Loïc Prud’homme, Aurélie Trouvé, Manon Meunier, Mathilde Hignet, Anne Stambach-Terrenoir

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Planification agricole et écologique ; prix rémunérateurs et encadrement des marges ; réorientation de la PAC hors aides à l’hectare ; soutien aux petites fermes, à l’installation et au foncier ; adaptation climatique et rupture rapide avec plusieurs pesticides.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2026/09/03/crise-climatique-lurgence-agricole-plan-durgence-du-groupe-parlementaire-de-la-france-insoumise/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une inflexion récente : Jean-Luc Mélenchon lui-même porte l'agriculture surtout par vidéos et meetings, avec deux angles nouveaux fin 2025-2026 — la crise sanitaire bovine et le basculement de la France en importatrice nette de produits agricoles comme justification d'un veto sur le Mercosur, puis, en pleine campagne, un clivage assumé au sein même du monde agricole (gros céréaliers contre petites fermes maraîchères). En revanche, il ne s'exprime quasiment jamais en son nom propre sur la loi Duplomb et les pesticides : ce front est porté par des députés LFI qui légifèrent explicitement « avec Jean-Luc Mélenchon », signe d'une division du travail entre le candidat et ses relais parlementaires.

  • Dans une vidéo d'alerte de décembre 2025, Jean-Luc Mélenchon adosse sa critique du Mercosur à deux faits nouveaux : la gestion de la crise sanitaire bovine (« le gouvernement ne propose que l'abattage général du troupeau… parce qu'il n'y a pas assez de vaccins disponibles ») et le constat que « pour la première fois cette année, la France est importatrice nette de produits agricoles… la première fois depuis soixante ans ». Il exige que la France « vote contre l'adoption du Mercosur au Conseil européen », refusant « tout prétexte de clause de sauvegarde » car les ports ne contrôlent « qu'un conteneur sur mille ».

    Vidéo « Alerte ! L'agriculture est notre affaire à tous ! » (chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon) ↗ · 2025-12-16

  • Au meeting de Lille (septembre 2026), il assume un clivage au sein même du monde agricole : face au blé à « 245 euros la tonne » et au maïs à « 275 », « les uns vont bien s'enrichir… mais les petits par dizaines voient le risque de fermer ». Il oppose le « maïs pour nourrir les poulets chinois » aux « carottes, poireaux, tomates, pommes de terre qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne », et affirme que « la France n'est plus un pays souverain pour l'alimentation ».

    Extrait du meeting de Lille (CNews, via Polyfact) ↗ · 2026-09-05

  • Angle mort du candidat, comblé par ses députés : le corpus ne contient aucune déclaration directe de Jean-Luc Mélenchon sur la loi Duplomb. C'est Loïc Prud'homme qui est premier signataire et rapporteur de la PPL n°1959 (cosignée par ~70 députés LFI) abrogeant la loi Duplomb et interdisant l'importation de produits contenant de l'acétamipride, en s'appuyant sur la pétition à 2,1 millions de signatures et la censure partielle du Conseil constitutionnel.

    Proposition de loi n°1959, Assemblée nationale (via Polyfact) ↗ · 2025-10-14

  • Sur les prix rémunérateurs, le corpus documente un bilan législatif contrasté d'Aurélie Trouvé lors du projet de loi d'urgence agricole 2026 : son amendement n°54 instaurant des prix planchers par filière (conférence publique de filière, prix couvrant les coûts de production avec rémunération à deux SMIC) a été rejeté, mais son amendement n°1696 imposant la transparence des formules de détermination des prix agricoles a été adopté.

    Amendement n°1696, PJL d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (via Polyfact) ↗ · 2026-05-15

  • Le programme agricole 2027 est déjà traduit en actes législatifs au nom du candidat : un amendement du député LFI Sylvain Carrière (juin 2026) proposant des cantines publiques gratuites, 100 % bio et locales, l'affirme explicitement — « C'est l'objectif que nous fixons pour la Nation avec Jean-Luc Mélenchon ».

    Amendement de Sylvain Carrière, Assemblée nationale (via Polyfact) ↗ · 2026-06-22

Ce que disent les personnes identifiées

Les quatre personnes apparaissent toutes dans le corpus, avec une répartition nette. Aurélie Trouvé est de loin la plus visible et la plus institutionnelle : présidente de la commission des affaires économiques, vice-présidente de la CMP sur la loi d'orientation agricole (février 2025), porteuse des amendements prix planchers et transparence des prix en 2026, et opposante frontale à la loi d'urgence agricole (qualifiée de « loi criminelle » selon le titre d'un entretien France 2 du 17 juillet 2026). Loïc Prud'homme est le chef de file anti-Duplomb (PPL d'abrogation, rapporteur en commission : « le fil rouge idéologique [de la loi Duplomb] est la dérégulation environnementale », 18 novembre 2025) et porte aussi le front alimentation/malbouffe. Manon Meunier tient la ligne biodiversité-agriculture (co-rapporteure du rapport d'information de janvier 2024 recommandant un moratoire de dix ans sur les méga-bassines ; amendements agroécologiques rejetés sur le PJL 2026). Mathilde Hignet, ouvrière agricole de profession, porte l'installation, la place des femmes en agriculture et le bio sur la loi d'orientation agricole 2024, avec des amendements systématiquement rejetés. Aucune n'est silencieuse : le différentiel tient aux responsabilités institutionnelles, très concentrées sur Trouvé.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Transports / infrastructures

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7 personnes identifiées : Thibault Launay, Valérie François, Bérenger Cernon, Sylvain Carrière, Matthias Tavel, Alma Dufour, Arash Saeidi

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Priorité au rail et aux transports collectifs, réouverture de lignes, maîtrise publique des infrastructures et planification écologique des mobilités.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://programme.lafranceinsoumise.fr/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Au-delà de la position déjà documentée, le corpus montre une division du travail nette : Jean-Luc Mélenchon lui-même parle peu du rail (aucune prise de position personnelle datée sur les prix, la concurrence ou les petites lignes) et investit plutôt le fluvial et le portuaire — opposition frontale au Canal Seine-Nord, contre-projet Le Havre/Fos — tandis que son discours de rentrée d'août 2026 renvoie les mobilités à un échelon de « planification écorégionale » sans mentionner la SNCF. Le dossier ferroviaire concret (amendements, rapports, budget) est porté par ses députés, au premier chef Bérenger Cernon.

  • Jean-Luc Mélenchon s'oppose frontalement au Canal Seine-Nord Europe (« un canal qui coûte 10 milliards aux Français […] Nous n'en sommes pas d'accord », « un saccage extrêmement avancé de la nature ») et défend un contre-projet fluvial et portuaire : développer Marseille-Fos via le sillon rhodanien et faire du Havre « le port maritime de Paris », en « alternative au mouvement perpétuel des camions ». Il reconnaît lui-même ne pas avoir porté ce combat « avec assez de force pour qu'on m'ait entendu ».

    Vidéo « Le scandale du Méga-canal », chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon ↗ · 2026-07-08

  • Dans son discours de rentrée aux universités d'été LFI, Jean-Luc Mélenchon transfère les mobilités à son nouvel échelon de planification territoriale : « Les écorégions seront […] responsables de l'eau, de l'air, des côtes maritimes, des forêts, de la fertilité des sols, des mobilités, de l'économie circulaire… ». Aucune mention du rail ni de la SNCF dans ce discours-programme — un silence notable sur la verticale.

    Discours de rentrée / universités d'été LFI (vidéo, Polyfact) ↗ · 2026-08-23

  • Bérenger Cernon co-rapporte (avec Olga Givernet, Renaissance) le rapport d'information « Le rôle du transport ferroviaire dans le désenclavement des territoires », où il exprime des réserves explicites contre les partenariats public-privé pour la régénération du réseau (« privatisation des recettes », exemple de la concession Tours–Bordeaux) et défend le maintien de la maîtrise d'ouvrage à SNCF Réseau.

    Rapport d'information, Assemblée nationale (Polyfact) ↗ · 2025-10-08

  • Sur le projet de loi-cadre transports (n°2740), Cernon dépose en commission une batterie d'amendements traduisant la ligne ferroviaire du mouvement : CD238 adopté (pas de dégradation de l'accès aux gares lors de la filialisation immobilière de SNCF Réseau), garanties contre le « dumping social » pour les cheminots, objectifs de report modal route→fer, plan national d'électrification du réseau, contribution sur le fret routier longue distance affectée au fret ferroviaire.

    Compte rendu, commission du développement durable, Assemblée nationale (Polyfact) ↗ · 2026-06-25

  • Sylvain Carrière incarne le versant militant de la verticale : après avoir dénoncé en conférence de presse un projet de loi-cadre transports « vide : un retour en arrière » (avril 2026, avec Cernon), il participe fin mai à une action « Moins de routes, plus de trains » près d'Arles avec La Déroute des routes et SUD-Rail, appelant à « développer massivement le rail et le fret, contre les grands projets inutiles ».

    Post X de Sylvain Carrière ↗ · 2026-05-30

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Bérenger Cernon porte à lui seul l'essentiel du dossier rail : co-rapporteur du rapport sur le désenclavement ferroviaire, rapporteur pour avis des crédits transports du PLF 2026, auteur de deux propositions de loi (TVA réduite sur les transports collectifs ferroviaires, observatoire de l'ouverture à la concurrence) et de nombreux amendements au projet de loi-cadre transports. Sylvain Carrière est le relais militant (proposition de loi ZFE, mobilisations « sans-trains », actions pro-fret avec SUD-Rail). Alma Dufour et Matthias Tavel n'apparaissent sur cette verticale que comme cosignataires (PPL ZFE, mars 2025) — Dufour intervient dans les médias sur le climat et le financement, pas sur les transports. Thibault Launay et Valérie François sont absents du corpus.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Économie / finances

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4 personnes identifiées : Éric Berr, Éric Coquerel, Aurélie Trouvé, Thibault Lhonneur

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Politique de rupture : relance par l’investissement public, hausse des revenus du travail, fiscalité accrue du patrimoine et du capital, planification écologique, retour à la retraite à 60 ans.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://programme.lafranceinsoumise.fr/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une inflexion nette à la rentrée 2026 : au-delà du programme connu, Jean-Luc Mélenchon fait de la dette le nouveau front (proposition de « mettre au frigo » la dette détenue par la BCE, annulation de la dette Covid portée en écho par Éric Coquerel) et s'engage à censurer le budget 2027. Il précise ses chiffrages (SMIC à 1 700 € net, blocage des prix de première nécessité, remplacement de l'indice d'inflation par un « indice du développement humain ») et ajoute un cadrage macro inédit : la menace d'une crise financière mondiale « plus rude que 2008 » liée à la bulle numérique. Angle mort relatif : quasi aucune expression directe de sa part sur le PLF 2026 lui-même, terrain laissé à ses relais parlementaires.

  • Aux AMFIS de Valence (23 août 2026), Jean-Luc Mélenchon annonce par avance la censure du budget 2027 : « L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession, elle va plonger. Car Lecornu prépare un nouveau budget de coupe rase… Une fois de plus, nous le censurerons, j'en suis certain. » Il y ajoute une mesure inédite anti-pantouflage à Bercy : interdire aux inspecteurs généraux des finances de passer dans les banques privées.

    BFMTV — discours AMFIS Valence (vidéo, corpus Polyfact) ↗ · 2026-08-23

  • La proposition la plus commentée de sa rentrée est de « mettre la dette française au frigo » — geler la part de la dette détenue par la BCE —, position sur laquelle il « persiste et signe » malgré les critiques. C'est un déplacement du centre de gravité de son discours économique vers la question de la dette et de la BCE.

    Institut Montaigne — analyse du discours des AMFIS ↗ · 2026-09-03

  • Invité à LaREF du MEDEF (27 août 2026), il retourne l'argument keynésien contre le patronat : « Il faut augmenter le SMIC. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps parce que vous aurez la récession », et défend seul la retraite à 60 ans (40 annuités) face aux entrepreneurs.

    RMC — verbatim LaREF26/MEDEF (vidéo, corpus Polyfact) ↗ · 2026-08-27

  • À la braderie de Lille (5 septembre 2026), il précise le chiffrage social de sa candidature : « état d'urgence sociale », SMIC à 1 700 € net (+15 %), blocage des prix de première nécessité (loyers, carburants), et propose de remplacer l'indice d'inflation par un « indice du développement humain ». Il esquisse aussi une alliance des « pays latins » (France, Espagne, Italie) face à l'Allemagne sur la politique économique européenne.

    CNEWS — braderie de Lille (vidéo, corpus Polyfact) ↗ · 2026-09-05

  • Il ajoute un cadrage macro-financier nouveau à son argumentaire : « J'ajoute au tableau la menace d'une crise financière globale plus rude encore que celle de 2008 à cause de la bulle numérique, de la situation du dollar aux USA et de l'augmentation des taux d'intérêt » — la bulle IA/numérique devient un pilier de sa justification de la rupture.

    CNEWS — déclaration à Valence (vidéo, corpus Polyfact) ↗ · 2026-08-23

Ce que disent les personnes identifiées

Le corpus dessine une division du travail nette. Éric Coquerel occupe le front budget/dette/fiscalité des hauts patrimoines : il a présidé les 141 heures d'examen du PLF 2026 en commission des finances, voté contre en dénonçant 15 Md€ de coupes et le « refus de la taxe Zucman, qui aurait pourtant été une bonne solution de compromis » (janvier 2026), puis relayé sur BFMTV (27 août 2026) l'annulation de la dette Covid et des prêts BCE hors marchés, en soutenant explicitement la candidature Jean-Luc Mélenchon. Aurélie Trouvé porte le volet régulation du capital : interdiction des LBO, « contrôle drastique des capitaux », « pôle public bancaire » (AMFIS, 21 août 2026), rapporteure de la commission d'enquête sur les fonds spéculatifs et co-rapporteure de la PPL de nationalisation d'ArcelorMittal (juin 2026), avant de rejoindre la commission des finances. Éric Berr est quasi invisible médiatiquement dans le corpus, mais présent institutionnellement : nommé au Haut Conseil des finances publiques par Coquerel (septembre 2025) et auditionné comme co-responsable économie de l'Institut La Boétie par la commission d'enquête sur l'imposition des plus hauts patrimoines (juin 2026).

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

5 personnes identifiées : Sarah Legrain, Paul Vannier, Rodrigo Arenas, Aymeric Caron, Aurélien Saintoul

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Renforcement du service public de la culture, protection de la création et des intermittents, démocratisation de l’accès ; pour le sport, développement du service public et droits sociaux des sportifs.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2024/07/29/une-retraite-digne-pour-tous-les-sportifs-de-haut-niveau/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une position culture qui se durcit et se chiffre : au Festival d'Avignon (juillet 2026), Jean-Luc Mélenchon annonce lui-même un objectif de 1 % du PIB pour la culture, la fin des coupes budgétaires dès l'« Article 1 » de son programme, une caisse de retraite des artistes financée par les œuvres du domaine public, le rejet du mécénat au profit de l'argent public et le retrait de la compétence culturelle aux régions. En parallèle, le rapport à l'audiovisuel public devient conflictuel (service public jugé « aligné », promesse de « démanteler l'empire Bolloré » portée en son nom à l'Assemblée). Angle mort net : le sport — aucun propos direct de Jean-Luc Mélenchon ni de ses relais nommés sur 2024-2026 dans le corpus, les positions sport documentées datant de 2012-2022.

  • Au point presse du Festival d'Avignon, Jean-Luc Mélenchon chiffre et séquence son programme culture : « le programme prévoit 1 % du PIB » pour la culture, « Article 1 : fin des coupes budgétaires », et une caisse de retraite des artistes financée par l'exploitation commerciale des œuvres du domaine public (la « ligne Victor Hugo », exemple Disney/Notre-Dame de Paris).

    Point presse au Festival d'Avignon (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-10

  • Lors du débat au Village du Off (AFSC), il précise des orientations peu documentées ailleurs : rejet du mécénat (« il faut de l'argent public »), retrait de la compétence culturelle aux régions au profit des départements et communes, et valorisation du statut des intermittents comme modèle de « maîtrise du temps ». Sur toute la séquence, zéro occurrence du mot « sport » dans la transcription.

    Jean-Luc Mélenchon au Village du Off, Festival d'Avignon (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-10

  • En questions au Gouvernement, Sarah Legrain engage explicitement le nom du candidat sur l'audiovisuel : « Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantèlerons l'empire Bolloré et reconstruirons le service public de la culture » — la reconstruction du service public culturel est ainsi couplée à une offensive frontale contre un groupe média privé.

    Questions au Gouvernement, Assemblée nationale (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-05-19

  • Lors de l'audition des dirigeants de Radio France et France Télévisions en commission des affaires culturelles, Aymeric Caron défend un audiovisuel public « dont les moyens doivent être renforcés », dénonce « l'acharnement » de l'extrême droite contre lui, tout en critiquant son pluralisme interne (« un seul et même éditorialiste… depuis 15 ans ») — une défense conditionnelle qui fait écho aux attaques de Jean-Luc Mélenchon contre un service public jugé « aligné ».

    Commission des affaires culturelles, Assemblée nationale (vidéo) ↗ · 2026-02-18

  • Sur le sport, le corpus ne contient aucun propos direct de Jean-Luc Mélenchon sur 2024-2026 : la seule trace récente est une analyse comparative des programmes sport pour 2027 qui doit s'appuyer sur ses positions de 2012-2022 (sport comme service public, 1 % du budget de l'État, suppression de l'Agence nationale du sport) — le volet sport de la verticale n'est pas réactivé publiquement.

    Patrick Bayeux — « Présidentielle 2027 : le sport vu de la gauche, du centre et de la droite » ↗ · 2026-06-10

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Sarah Legrain est la porteuse la plus active du volet culture stricto sensu : relance de la commission d'enquête sur les violences dans le cinéma, l'audiovisuel, le spectacle vivant et la mode (séance du 9 octobre 2024), présidence d'auditions VHSS (janvier 2025), et articulation explicite avec le nom de Jean-Luc Mélenchon sur le service public et Bolloré (QAG, mai 2026). Aymeric Caron occupe le front de l'audiovisuel public (audition Radio France/France Télévisions, février 2026). Paul Vannier et Rodrigo Arenas apparaissent presque exclusivement sur l'éducation — financement et mixité sociale des établissements privés sous contrat (PPL, amendements PLF 2026, commission des affaires culturelles) — et non sur la culture ou le sport au sens strict. Aucun des quatre n'apparaît dans le corpus sur le sport ou les droits sociaux des sportifs, ni directement sur les intermittents du spectacle.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

4 personnes identifiées : William Martinet, Claire Lejeune, Ersilia Soudais, Sylvie Ferrer

5 personnes identifiées : Angélique Huguin, Jean-Marie Brom, Maxime Laisney, Alma Dufour, Maxime Amblard

3 personnes identifiées : Bastien Lachaud, Aurélien Saintoul, Arnaud Saint-Martin

Sécurité/Justice

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5 personnes identifiées : Ugo Bernalicis, Antoine Léaument, Danièle Obono, Andrée Taurinya, Nadège Abomangoli