Cartographie des équipes présidentielles 2027 par Vae Solis Communications visualisation et analyses de corpus par Polyfact

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Culture / sport

Les personnes identifiées sur la verticale Culture / sport, chez les six candidats.

Jean-Luc Mélenchon

Raphaël Glucksmann

Gabriel Attal

Édouard Philippe

Bruno Retailleau

Marine Le Pen

Cliquez sur un nom de l’hémicycle pour ouvrir sa fiche : rôle, statut, confiance et justification quand le partenaire l’a documenté, sinon son seul rang dans la vue d’ensemble.

Culture / sport chez les six candidats

Jean-Luc Mélenchon

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5 personnes identifiées : Sarah Legrain, Paul Vannier, Rodrigo Arenas, Aymeric Caron, Aurélien Saintoul

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Renforcement du service public de la culture, protection de la création et des intermittents, démocratisation de l’accès ; pour le sport, développement du service public et droits sociaux des sportifs.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://lafranceinsoumise.fr/2024/07/29/une-retraite-digne-pour-tous-les-sportifs-de-haut-niveau/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus montre une position culture qui se durcit et se chiffre : au Festival d'Avignon (juillet 2026), Jean-Luc Mélenchon annonce lui-même un objectif de 1 % du PIB pour la culture, la fin des coupes budgétaires dès l'« Article 1 » de son programme, une caisse de retraite des artistes financée par les œuvres du domaine public, le rejet du mécénat au profit de l'argent public et le retrait de la compétence culturelle aux régions. En parallèle, le rapport à l'audiovisuel public devient conflictuel (service public jugé « aligné », promesse de « démanteler l'empire Bolloré » portée en son nom à l'Assemblée). Angle mort net : le sport — aucun propos direct de Jean-Luc Mélenchon ni de ses relais nommés sur 2024-2026 dans le corpus, les positions sport documentées datant de 2012-2022.

  • Au point presse du Festival d'Avignon, Jean-Luc Mélenchon chiffre et séquence son programme culture : « le programme prévoit 1 % du PIB » pour la culture, « Article 1 : fin des coupes budgétaires », et une caisse de retraite des artistes financée par l'exploitation commerciale des œuvres du domaine public (la « ligne Victor Hugo », exemple Disney/Notre-Dame de Paris).

    Point presse au Festival d'Avignon (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-10

  • Lors du débat au Village du Off (AFSC), il précise des orientations peu documentées ailleurs : rejet du mécénat (« il faut de l'argent public »), retrait de la compétence culturelle aux régions au profit des départements et communes, et valorisation du statut des intermittents comme modèle de « maîtrise du temps ». Sur toute la séquence, zéro occurrence du mot « sport » dans la transcription.

    Jean-Luc Mélenchon au Village du Off, Festival d'Avignon (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-10

  • En questions au Gouvernement, Sarah Legrain engage explicitement le nom du candidat sur l'audiovisuel : « Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantèlerons l'empire Bolloré et reconstruirons le service public de la culture » — la reconstruction du service public culturel est ainsi couplée à une offensive frontale contre un groupe média privé.

    Questions au Gouvernement, Assemblée nationale (vidéo, transcription Polyfact) ↗ · 2026-05-19

  • Lors de l'audition des dirigeants de Radio France et France Télévisions en commission des affaires culturelles, Aymeric Caron défend un audiovisuel public « dont les moyens doivent être renforcés », dénonce « l'acharnement » de l'extrême droite contre lui, tout en critiquant son pluralisme interne (« un seul et même éditorialiste… depuis 15 ans ») — une défense conditionnelle qui fait écho aux attaques de Jean-Luc Mélenchon contre un service public jugé « aligné ».

    Commission des affaires culturelles, Assemblée nationale (vidéo) ↗ · 2026-02-18

  • Sur le sport, le corpus ne contient aucun propos direct de Jean-Luc Mélenchon sur 2024-2026 : la seule trace récente est une analyse comparative des programmes sport pour 2027 qui doit s'appuyer sur ses positions de 2012-2022 (sport comme service public, 1 % du budget de l'État, suppression de l'Agence nationale du sport) — le volet sport de la verticale n'est pas réactivé publiquement.

    Patrick Bayeux — « Présidentielle 2027 : le sport vu de la gauche, du centre et de la droite » ↗ · 2026-06-10

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Sarah Legrain est la porteuse la plus active du volet culture stricto sensu : relance de la commission d'enquête sur les violences dans le cinéma, l'audiovisuel, le spectacle vivant et la mode (séance du 9 octobre 2024), présidence d'auditions VHSS (janvier 2025), et articulation explicite avec le nom de Jean-Luc Mélenchon sur le service public et Bolloré (QAG, mai 2026). Aymeric Caron occupe le front de l'audiovisuel public (audition Radio France/France Télévisions, février 2026). Paul Vannier et Rodrigo Arenas apparaissent presque exclusivement sur l'éducation — financement et mixité sociale des établissements privés sous contrat (PPL, amendements PLF 2026, commission des affaires culturelles) — et non sur la culture ou le sport au sens strict. Aucun des quatre n'apparaît dans le corpus sur le sport ou les droits sociaux des sportifs, ni directement sur les intermittents du spectacle.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Raphaël Glucksmann

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3 personnes identifiées : Benjamin Perrot, Simon Bernard, Sacha Houlié

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Nouveau pacte culturel : sécuriser les financements, soutenir artistes et lieux, démocratiser l’accès et défendre l’indépendance de la création. Aucun volet sport présidentiel consolidé publié à ce stade.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 4 sources

Source Vae Solis : https://place-publique.eu/posts/cRw0mNJ9UGX1UfnaKCKX0/culture-en-danger-place-publique-appelle-a-un-nouveau-pacte ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact montre une verticale culture peu dense mais nette : deux séquences seulement en 2026, qui précisent la position documentée avec un engagement chiffré inédit (moratoire sur les coupes budgétaires et cap vers 1 % du budget de l'État pour la culture, annoncé à Avignon le 16 juillet 2026) et un cadrage original de la culture comme rempart contre les plateformes et la concentration des médias. Le sport est un angle mort total : zéro occurrence dans les discours, vidéos et posts indexés, ce qui confirme l'absence de volet sport. La faible saillance de la culture dans son discours de campagne crée par ailleurs une tension avec l'ambition affichée du « pacte culturel ».

  • Au Festival d'Avignon, Raphaël Glucksmann va au-delà de la position générale documentée en chiffrant son engagement : « Nous demandons un moratoire sur les coupes actuelles et mettrons le cap vers le 1 % du budget de l'État pour la culture. » C'est le seul objectif budgétaire culturel précis repéré dans le corpus.

    Post X de Raphaël Glucksmann (@rglucks1), déplacement au Festival d'Avignon ↗ · 2026-07-16

  • Dans le même thread, il articule la culture à sa bataille contre les plateformes numériques : « L'art vivant est l'anti-algorithme de X ou Tik Tok. Il nous libère de nos bulles cognitives […] Il est vital à la démocratie. » Les coupes culturelles y sont qualifiées de « contresens historique » face à la bataille idéologique de l'extrême droite et à la colonisation des imaginaires par les plateformes américaines ou chinoises.

    Posts X de Raphaël Glucksmann (@rglucks1), thread Avignon ↗ · 2026-07-16

  • Dans son premier meeting de candidature à Aubervilliers, la culture apparaît non comme un secteur en soi mais comme un outil de cohésion républicaine : « Notre gauche renouera avec une politique culturelle ambitieuse, protégera la liberté de création, défendra le service public de l'audiovisuel et luttera contre l'hyperconcentration des médias dans les mains de quelques milliardaires » — enchaîné avec le service civique obligatoire et les colonies de vacances. Le mot « sport » n'apparaît pas une seule fois dans l'intégralité du transcript.

    Transcript vidéo BFMTV, meeting de candidature d'Aubervilliers ↗ · 2026-06-13

  • Tension à noter : l'analyse lexicale de l'Institut Montaigne sur le discours d'Aubervilliers montre que la culture est absente des champs lexicaux dominants (géopolitique, patriotisme, gauche, industrie, école). L'ambition du « pacte culturel » repose donc, dans le corpus, sur des séquences ponctuelles plutôt que sur un fil rouge du discours de campagne.

    Institut Montaigne, « Paroles de candidats » (Bruno Cautrès) ↗ · 2026-06-25

Ce que disent les personnes identifiées

Le collectif « Culture et engagement citoyen » est totalement invisible dans le corpus Polyfact sur 2026 : aucun communiqué, tribune, post X ou mention presse, et aucune personne identifiable s'exprimant publiquement en son nom sur la culture ou le sport. Sur cette verticale, la parole publique captée par le corpus est portée exclusivement par Raphaël Glucksmann lui-même.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Gabriel Attal

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6 personnes identifiées : Céline Calvez, Jean-Michel Crovesi, Céline Géraud, Benjamin Dirx, Denis Masséglia, Violette Spillebout

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Aucun ensemble de mesures 2027 clairement publié ni responsable thématique publiquement désigné dans les sources consultées.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 2 sources

Source Vae Solis : https://parti-renaissance.fr/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact confirme et précise l'angle mort : sur 2024-2026, aucune prise de parole directe de Gabriel Attal sur la politique culturelle ou sportive n'a été identifiée — ni dans les débats parlementaires sur l'héritage des JO, le sport à l'école ou le budget du sport (où s'expriment d'autres orateurs, jamais lui), ni sur son compte X. Fait notable : quand Gabriel Attal emploie le mot « culture », c'est dans un registre sécuritaire (« culture de l'excuse » vs « culture de la responsabilité »), pas de politique culturelle. Le silence est donc structurel, sans inflexion récente détectable.

  • Lors du débat télévisé de 2h06 sur LCI face à Manuel Bompard et Sébastien Chenu, la transcription intégrale ne contient aucune occurrence du mot « sport » ; « culture » apparaît cinq fois, exclusivement au sens de « culture de l'excuse » / « culture de la responsabilité » à propos de la justice des mineurs — rien sur la politique culturelle.

    LCI — débat Attal/Bompard/Chenu (transcription Polyfact) ↗ · 2026-06-28

  • L'analyse lexicale par l'Institut Montaigne de son discours de candidature du 30 mai 2026 (~7 000 mots) montre un texte structuré autour du triptyque « école-travail-avenir » : ni « culture » ni « sport » ne figurent parmi les termes marquants relevés, confirmant l'absence de la verticale dès le texte fondateur de la campagne.

    Institut Montaigne — Paroles de candidats : Gabriel Attal ↗ · 2026-06-09

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Édouard Philippe

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2 personnes identifiées : Laure Darcos, Jérémie Patrier-Leitus

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Culture commune, patrimoine et liberté de création ; responsabilités partisanes publiées pour culture et patrimoine, mais aucun référent sport distinct ni programme 2027 complet identifié.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://horizonsleparti.fr/secretaires-nationaux/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact confirme la pauvreté programmatique d'Édouard Philippe sur cette verticale, mais la précise : dans son discours de lancement du 5 juillet 2026, le sport n'apparaît que via les rythmes scolaires et le mot « patrimoine » est absent — la culture y est traitée comme transmission scolaire d'une culture commune, non comme politique sectorielle. La substance culturelle du courant Horizons est en réalité portée au Parlement : patrimoine et audiovisuel public d'un côté, livre, droit d'auteur et IA de l'autre. Le sport reste un angle mort intégral, chez le candidat comme chez ses relais.

  • Dans son meeting de lancement (Adidas Arena, 5 juillet 2026), Édouard Philippe ne mentionne le sport que deux fois — un souvenir de ses professeurs et une proposition de rythmes scolaires (« des journées moins longues qui intègrent plus de sport, plus de culture, les devoirs à faire ») — sans un mot sur les JO, l'économie du sport ou un ministère des Sports ; « patrimoine » n'apparaît pas une seule fois de façon programmatique dans la transcription.

    BFMTV — meeting de lancement (transcription intégrale) ↗ · 2026-07-05

  • L'analyse logométrique du discours du 5 juillet par l'Institut Montaigne (Bruno Cautrès) confirme que chez Édouard Philippe la culture passe par l'école plutôt que par une politique culturelle : « l'école apparaît moins comme une politique sectorielle que comme l'institution chargée de transmettre une mémoire, une culture commune et une certaine idée de la République », avec un panthéon littéraire affiché (Péguy, Camus, Zola, Éboué, Curie).

    Institut Montaigne — Paroles de candidats ↗ · 2026-07-09

  • Sur le patrimoine, la matière concrète est parlementaire : rapporteur pour avis « Patrimoines » du PLF 2025, Jérémie Patrier-Leitus documente la baisse de 23,1 % des autorisations d'engagement du programme 175 (−341 M€), défend le Fonds incitatif pour le patrimoine des petites communes et réclame « de nouvelles ressources pour le patrimoine » — position reconduite pour le PLF 2026.

    Assemblée nationale — Avis n°472 tome III (PLF 2025, Patrimoines) ↗ · 2024-10-22

  • Sur l'audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus est co-rapporteur de la proposition de loi de réforme (holding France Médias), plaidant pour une présidence exécutive commune (« mettre un pilote dans l'avion ») et décrivant l'audiovisuel public comme un « rempart contre la désinformation » — avant de présider en 2026 la commission d'enquête sur le même secteur.

    Assemblée nationale — Rapport n°1266 (réforme de l'audiovisuel public) ↗ · 2025-04-07

  • Laure Darcos porte l'axe « liberté de création face à l'IA » : auteure et rapporteure d'une proposition de loi instaurant une présomption d'utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d'IA, elle dénonce un « pillage » du patrimoine culturel et défend une « troisième voie de l'IA » ; le texte a reçu un avis favorable du Conseil d'État et a été adopté en commission à l'Assemblée le 2 juin 2026. Elle relaie par ailleurs sur X une déclaration d'Édouard Philippe : « Choix de défendre notre culture et leurs auteurs, pour continuer à créer librement. »

    Sénat — commission de la culture (examen de la PPL Darcos IA et création) ↗ · 2026-03-31

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, Jérémie Patrier-Leitus est de loin le plus actif : rapporteur budgétaire attitré du patrimoine (PLF 2025 puis 2026), co-rapporteur de la réforme de l'audiovisuel public, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, missionné sur la sécurisation des musées — il incarne le versant institutionnel et patrimonial (« le patrimoine fait lien et fait nation »). Laure Darcos occupe un créneau distinct et complémentaire : livre, droit d'auteur et régulation de l'IA face à la création, dans la continuité de sa « loi Darcos » sur les libraires ; c'est aussi elle qui relaie publiquement les rares propos culturels d'Édouard Philippe. Ni l'un ni l'autre ne s'exprime sur le sport ou le tourisme en tant que tels dans le corpus.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Bruno Retailleau

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3 personnes identifiées : Laurence Garnier, Michel Savin, Catherine Dumas

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Axes de transmission, patrimoine, métiers d’art et sport ; responsables nommés, mais programme présidentiel sectoriel encore peu détaillé publiquement.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://republicains.fr/actualites/2026/01/16/nomination-de-nos-secretaires-nationaux/ ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Le corpus Polyfact ne montre aucun programme sectoriel culture/sport porté par Bruno Retailleau lui-même : son rapport à la culture y est exclusivement identitaire et civilisationnel (défense des « coutumes » et de la « civilisation », transmission par l'école), et il siège à la commission culture du Sénat sans intervention de fond recensée. La substance sectorielle visible dans le corpus est portée par les parlementaires cités par le partenaire — métiers d'art et diplomatie culturelle pour Catherine Dumas, sport professionnel et laïcité dans le sport pour Michel Savin — tandis que Laurence Garnier, pourtant fléchée « Culture », n'y a aucune prise de position culturelle propre sur 2024-2026 : un angle mort notable.

  • Au meeting d'entrée en campagne du 12 février 2026, Bruno Retailleau cadre la culture en termes civilisationnels : « Je serai le défenseur de nos coutumes, de notre mode de vie, de notre culture, de notre civilisation » (verbatim relayé par le sénateur LR Max Brisson).

    X — Max Brisson (sénateur LR) ↗ · 2026-02-12

  • L'analyse logométrique de son premier grand discours de campagne (Parc floral, 20 juin 2026) confirme que la « transmission » chez Bruno Retailleau passe par l'école et les valeurs (« maîtres d'école », dénonciation de l'enseignant devenu « militant associatif »), sans aucun volet culture, patrimoine ou sport sectoriel.

    Institut Montaigne — analyse « Paroles de candidats » (Bruno Cautrès) ↗ · 2026-07-02

  • La « révolution culturelle » promise par Bruno Retailleau fin août 2026 porte en réalité sur l'école (autorité, orientation précoce), non sur la politique culturelle — l'expression n'apparaît dans le corpus que via la critique du député LFI Rodrigo Arenas, qui y voit « l'école d'avant-guerre ».

    X — Rodrigo Arenas (député LFI) ↗ · 2026-09-01

  • Sur le sport, la matière législative concrète vient de Michel Savin : rapporteur au Sénat de la loi sur l'organisation, la gestion et le financement du sport professionnel, adoptée à l'unanimité le 21 juillet 2026 (gouvernance des fédérations, plafonnement des rémunérations, sport féminin, lutte anti-piratage), et salué nommément par le ministère des Sports.

    Ministère des Sports — communiqué ↗ · 2026-07-23

  • Catherine Dumas alimente en continu le volet métiers d'art : en octobre 2025 encore, elle défend par question écrite les formations professionnelles (cristal, joaillerie, ébénisterie, tapisserie) comme « patrimoine immatériel unique », après avoir demandé en 2024 la sécurisation du crédit d'impôt métiers d'art pour les artisans de la restauration du patrimoine.

    Sénat — question écrite de Catherine Dumas ↗ · 2025-10-22

Ce que disent les personnes identifiées

Dans le corpus, la division du travail est nette : Catherine Dumas porte réellement les métiers d'art, la gastronomie et la diplomatie culturelle (questions écrites, rapport sur l'Institut français alertant sur la baisse de 7 % de sa subvention, défense de la filière cognac) ; Michel Savin est l'acteur législatif central du sport, sur le sport professionnel comme sur la laïcité (auteur de la PPL sur les signes religieux dans les compétitions, adoptée au Sénat en février 2025). Laurence Garnier, en revanche, n'apparaît sur la culture par aucune prise de position propre : son activité visible 2024-2026 porte sur l'enseignement supérieur (rapporteure de la commission d'enquête sur les universités) et les équipements sportifs communaux (FCTVA, 2024). Bruno Retailleau lui-même siège à la commission culture du Sénat mais y délègue souvent son vote, sans intervention de fond recensée.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)

Marine Le Pen

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3 personnes identifiées : Philippe Ballard, Caroline Parmentier, Julien Odoul

Analyse conjointe Vae Solis · Polyfact Cartographie Vae Solis Analyse Polyfact

Accent sur patrimoine, identité et transmission ; plusieurs relais parlementaires en commission culture, mais aucun pilote culture/sport 2027 officiellement publié dans les sources consultées.

Position documentée par Vae Solis

Détails et 5 sources

Source Vae Solis : https://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO845401/2026-04-19 ↗

Ce que dit le corpus Polyfact

Au-delà de la position déjà documentée, le corpus montre une inflexion nette : la verticale culture du camp Marine Le Pen s'est cristallisée en 2025-2026 autour d'une offensive coordonnée contre l'audiovisuel public, que Marine Le Pen a elle-même durcie en juin 2026 en assumant publiquement la privatisation d'« une grande partie » du service public. La culture y est presque exclusivement traitée par le prisme identitaire (langue, assimilation), et le sport reste un angle mort : aucune parole directe de la candidate n'apparaît dans le corpus sur ce volet, seul Julien Odoul l'aborde via des amendements sur les droits TV du sport professionnel.

  • Sur France Culture le 24 juin 2026, Marine Le Pen a assumé la privatisation d'« une grande partie, pas l'exclusivité » de l'audiovisuel public — « il faut évidemment garder un service public mais beaucoup plus réduit » —, chiffrant son coût à « quatre milliards par an », tout en voulant préserver « la voix de la France dans le monde » et le lien avec les outre-mer.

    Matinale France Culture (transcription Polyfact) ↗ · 2026-06-24

  • Lors du Grand Entretien LCI du 1er juillet 2026, Marine Le Pen a abordé la culture presque exclusivement par le prisme identitaire : défense des parlers régionaux (« chez moi c'est « damoui », en Bretagne. Et il faut d'ailleurs que ça reste »), assimilation comme « démarche individuelle » et dénonciation d'une « hostilité nourrie à l'égard de la France » chez les deuxième et troisième générations d'immigration.

    Grand Entretien LCI (transcription Polyfact) ↗ · 2026-07-01

  • Caroline Parmentier mène une offensive continue contre France Télévisions en commission des affaires culturelles : lors de l'audition de Delphine Ernotte le 18 février 2026, elle a dénoncé un « militantisme de gauche payé avec l'argent des Français » et une prime de performance de 80 000 euros, après avoir pointé en décembre 2025 le déficit de 81 M€ relevé par la Cour des comptes et les 110,6 M€ de subventions au comité d'entreprise.

    Audition Ernotte/Veil, commission des affaires culturelles AN (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-02-18

  • Julien Odoul a obtenu un résultat concret sur le Pass Culture : sa question écrite du 12 janvier 2026 dénonçant le financement d'un « livre islamiste prônant la haine » a reçu une réponse ministérielle confirmant le retrait de l'ouvrage (arrêté du 3 décembre 2025) — illustration d'une stratégie de contrôle des contenus culturels subventionnés.

    Question écrite QE12148, Assemblée nationale ↗ · 2026-01-12

  • Le 6 mai 2026, lors de l'audition de la ministre de la Culture, les deux relais ont convergé : Julien Odoul a qualifié l'audiovisuel public de « fabrique de francophobie » tandis que Caroline Parmentier interpellait la ministre sur les suites du rapport Alloncle et la réforme des 4 milliards d'euros de l'audiovisuel public — signe d'une ligne coordonnée en commission.

    Audition de la ministre de la Culture, commission des affaires culturelles AN (vidéo Polyfact) ↗ · 2026-05-06

Ce que disent les personnes identifiées

Le corpus confirme une répartition des rôles nette entre les deux relais nommés. Caroline Parmentier est la voix orale : elle porte quasi exclusivement le front audiovisuel public en commission (débats d'avril 2025, soutien à la commission d'enquête en octobre 2025, auditions Cour des comptes puis Ernotte), avec un registre de dénonciation des dépenses et du « biais » du service public. Julien Odoul est le bras législatif, et le seul à couvrir le sport : amendements PLF (patrimoine, sécurité des musées, indicateur « coût par téléspectateur » de France Télévisions), question écrite sur le Pass Culture, et amendements visant à interdire la cession des droits TV du sport professionnel à des États ou fonds souverains étrangers (rejetés ou non soutenus). Marine Le Pen elle-même reste silencieuse sur le sport dans le corpus — l'écart entre son discours (audiovisuel, identité) et le travail parlementaire de ses relais dessine une verticale portée d'en bas plutôt que par la candidate.

générée à partir du corpus (débats, vidéos, réseaux sociaux)